LES BAS-RELIEFS
des plis luemis de la tunique ionienne portcje sous le cliiton '. L'Atlu'na Farnèse, du musée de Naples, nous conserve également une copie d'une œuvre attique, mais un peu plus récente '• Si la tête, avec le casque orné de griffons et d'un sphinx, atteste l'influence immédiate de la Parthénos (fig. 66), le sculpteur a cherché un arrangement de draperies moins austère, et mis en évidence les plis foisonnants de la tunique ionienne. Un sentiment très personnel, pour le type du visage, caractérise la statue colossale du Louvre connue sous le nom de Pallas de Velletri (fig. 67) \ L'agencement du costume, un chiton dorien sur lequel est jeté un manteau, la forme corinthienne du casque, la désignent comme une création originale, et le visage à l'ovale allongé, aux yeux peu ouverts, lui donnent une physionomie très individuelle. II faudrait citer encore bien des variantes, dont plusieurs annoncent déjà le style du quatrième siècle : une tète de la collection Barracco ^, etl'Athénadu Louvre qui tient dans son égide la ciste où est renfermé Érichthonios, oeuvre charmante, où la sévérité du visage se tempère d'une sorte de sollicitude maternelle '. Mais ces exemples suffisent à montrer quelles nuances de sentiment l'art attique du cinquième siècle introduit dans le type de la vierge guerrière.