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LES CONTEMPORAINS DE PHIDIAS

trastent de la manière la plus heureuse avec la surface unie de l'étoffe. Cet arrangement, nous avons déjà vu quel parti en tirent les sculpteurs dans les têtes de jeunes éphèbes, par exemple dans le type du Diadumène. Appliqué aux figures féminines, il offre une élé-

Fig. 66. — Tête de l'Athéna Farnese. (Jluite de ^apl-s.)

gance bien propre à séduire les artistes , et nous ne serons pas étonnés que l'école de Scopas, au quatrième siècle, le reproduise à son tour '.

Un des types les plus souvent traités à cette époque est celui d'Atbéna. Les élèves de Phidias et leurs contemporains, Alcamènes, Agoracrite, Crésilas, Pyrrhos, ont signé des statues de la déesse; l'art attique multiplie ses images avec autant de prédilection que les peintres

1. Pour la série des têtes qui nous en montrent le développement, voir 6. Perrot, Foniation Piot, Uonuments et mémoires, I, p. 129 et suivantes, à propos d'une tête du Louvre d'un type analogue. SCULPTURE GRECQUE. — T. II. 1*

italiens du seizième siècle reproduisent celles de la Madone. Les statues de Phidias en ont déjà fixé les traits essentiels ; mais ses élèves y introduisent des variantes, par le sentiment plus ou moins personnel

Fig. 67 — Buste de la « Pallas de Velletri ». (Musée du Louvre.)

avec lequel ils comprennent l'attitude, lexpressiou, le jeu des draperies. Parmi les statues conservées qui dérivent le plus directement des types créés par Phidias, il faut citer eu première ligne le torse Médicis, conservé i\ Paris, t\ l'Ecole des Beaux-Arts, œuvre du plus grand style, oii la sévérité architecturale du chiton dorien est corrigée par le détail

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