Pausanias, I, 44, B
3. Imhoof Blumer et Perey Gardnei-, yimismatic commentai-!/ on Faiisanias, pi. A, X, FF, I, II, et p. 7. Orerbeck, Griecli, Kunstmi/tMogie, ïll,MiiKstafei Y, d° 3.
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262 LE QUATEIÈME SIÈCLE,
sont juxtaposées, suivant l'ancienne méthode, et l'Artémis du groupe, qui ramène la main droite vers l'épaule, nous a peut-être été conservée par «ne copie, nous voulons parler de l'Artémis de Dresde, dont on connaît plusieurs répliques'.
Nous placerions volontiers vers la même époque, au temps de l'activité de Praxitèle dans le Péloponnèse, la statue de culte du Létôon d'Argos^ . Latone était groupée avec une petite figure féminine qu'au temps de Pausanias on appelait Chloris, et oEi l'on reconnaissait une fille de Niobé. Si l'on se reporte aux monnaies d'Argos qui reproduisent la statue de Praxitèle (%. 130) ^, on voit que cette figure acceS'^ soire était sans doute une statuette de style archaïsant, sur laquelle s'appuyait le bras gauche de la déesse, et il est intéressant de retrouver le même procédé de groupement dans une statue du Musée de Vienne \ C'est une élégante figure d'Artémis drapée, accoudée sur une petite idole archaïque, et Fig. 130. — Latone et dont l'oiiginal paraît remonter au temps de Praxi- . ".T," tèie. Enfin nous connaissons encore par un document
Monnaie d Argos. '
numismatique la Tyché exécutée pour Mégare''. Une monnaie de Mégare montre la déesse debout, tenant la corne d'abondance et la patère. Là aussi, Praxitèle avait pu s'inspirer d'une œuvre antérieure, car un contemporain de son père, Xénophon d'Athènes, avait fait pour Thèbes une Tyché portant Ploutos. En tout cas, le type de la figure drapée, l'esprit de l'allégorie, nous ramènent bien à cette période de 370 à 360 environ, où Képhisodote exécute son Eiréné, et qui est celle des premières œuvres de Praxitèle.