‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 121 sur 330 · Pline, NaS. niit.,BS · texte numérisé non relu

Pline, NaS. niit.,BS

trésor d'anecdotes sur les passions qu'elle inspirait. Au temps de l'empire romain, elle était encore en place, car les monnaies qui nous en font connaître !e type vont d'Antonin le Pieux à Philippe l'Arabe' ; peut-être fut-elle détruite vers 265 après J.-C, quand les Goths ravagèrent l'Asie Mineure. Tel que nous le montrent les monnaies, l'Eros de Parion tournait légèrement la tête vers la droite; la chevelure retroussée sur la nuque devait accuser encore le type féminisé du visage ; le poids du corps portait sur la jambe droite, près de laquelle était placé un petit hermès ; le bras gauche, ramené vers la hanche, soutenait une draperie tombante (fig. 141). De tous les monuments oà l'on a cherché à reconnaître une réplique de l'Eros de Parion ^, aucun n'est plus conforme au type des monnaies qu'une statue du Louvre, connue sous le nom de Qénie Borghhe, et découverte à Rome enl594(fig. 142'). Si l'on supprime les restaurations qui ia dénaturent, si l'on rapproche de la hanche la main gauche, et si l'on donne le bras comme soutien à la draperie qui retombe, on restitue la silhouette du type monétaire. L'Eros du Louvre semble donc nous conserver une copie d'une œuvre praxitélienne et les éloges que lui décernait Winckelmann se trouvent ainsi justifiés.

Outre i'Éros de Thespies et celui de Parion, il faut encore compter dans l'œuvre de Praxitèle une troisième statue du dieu, connue par une description ampoulée du rhéteur Callistrate *. De cette verbeuse amplification, retenons seulement les traits suivants : le dieu « était debout, fléchissant la main droite ramenée sur ia tête, de la main gauche tenant

I . L'Éroa de Praxitèle a été reconnu snv les monnaies de Pavion pai- Bnraiaa, De FraxitiJii Cnpiâine Fariano, léna, 1878. Cf. Rigganer, Eroi aaf Mâmcn, Berlhier BliUterjSr Mûns-Siegd niid Wappeail-unâe, V, p. le, Peray Gaidner, Journal nf Eelleiiic Studies, 1883, p. 26G. Wolters, Arch. ZeUmig 1886, p. B2-98. n n'j a rien à tirer d'nne épigramme de PaJladas (Anthol gr., 111, 133, 94) à laquelle Starfe a attribué trop d'importance ; UeberdU Ermhiîdaiigeii des Praxitelts; Beriéite deraâeAs, Gesdhcliaft àir WisMiiichafien, 1866, p. 156 et suivantes.

S. Par exemple une terre cuite domiée h la princesse de Galles par le 'roi des Hellènes, et publiés pai Percy Gardnec, Journal o/HeUea. Siudies, 1883, p. 28S aoiyantes. L'hjpothèso a été réfutée pai Fortwaengler, Lexiiton de Eoscher, p. 1S59.

3. Froetaer, JVbiitfe, n" 328. Le rapprochement a déjà été (ait par Eursian, Mém. eîlé, p. 1 7 et Eeno' dorf, Ballet. Mla contmisa. arck., 188S, p. 74. Cf. Fuctwaengler, Meiaiertnerte, p. 569.

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