‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 122 sur 330 · CalliBtrate, 8lat., S · texte numérisé non relu

CalliBtrate, 8lat., S

Pra^fitéle, Monnaie

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PRAXITELE.

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l'arc, et faisant porter du côté ganche l'équilibre du corps ; » un mouvement harmonieux faisait saillir le flanc « où s'amollissait la dureté du bronze ». A part le geste des bras, c'est l'attitude de l'Eros de Pariou. Mais Callistrate décrit-il une statue réelle ? On ne saurait le dire. Et si nous devons prendre au sérieux ce morceau dci'liétorique, nous ne comiaissons aucune statue conservée qui réponde exactement à la description de Callistrate'. Si l'on admet, ce qui est fort vraisemblable , que Praxitèle , outre les statues de Thespies et de Parion, avait fait «n troisième Eros, il faut en chercher le souvenir dansun beau torse du Louvre , trouvé en 1862, au Palatin , et restauré par Steinhaeuser "

1. On asûareiit proposé d'idenfcifier ayec TÉros décrit par le rhéteur grec nu torse de Dresde, très restauré, et dont les deuK bras sont relevée, comme ei EroB brandissait son arc.

(Becker, Austateum, pi. 83.) ^'S- i^^- " Voir Stark, niéia. cité, p. 167 ;

Michaelis, Arch. Zeitiaiff, 1879, p. 75. Mais M. Woltars remarque joatement qoe le bras droit ne peut pas poser sur la tête. Arch. Zsitang, 1885, p. 97, D'autre part M. Banndorf rapproche de la description de CiiUifltrate l'Eros représenté sur une monnaie de Pergame, Bull^. délia mmniss. arch, 188G, p. 75. Y Fmrtwaeneler reconnaitTÉros de Callistrate dans nn petit bronie. Freuadeii im Bheinland, 90° fasc, p. 61, pi. 3, 3.

2. Proehner, ^'otke, p. 811, n» 3î5. Brunu, Dmlmathr, n» 37S. Le caractère praiîtélien de la si du Pabtinaété plusieurs fois signalé ; Milani, Miaeo Miam, III, p. 767, Fnrtwaenglec, JWoisîe™ p. 638. D y eu a nue réplique au Musée de Parme, Amdt, Pltot. Eitadue rMn/, n» 74

eCCI-PTUIlB GLIEOQÏÏB. — T, II. **

a le Génie Borgtièse ». (Mnsi

1 Alterthams

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.i;282- LE QUATRIÈME SIÈCLE,

(ûg. 143). Los bras avec les couronnes sont modernes; mais le mouvement du torse, la saillie delà hanche, la pose delà tête, font pensera l'attitude du Satyre de la rue des Trépieds, et rappellent les rythmes de lignes chers à Praxitèle. Si nous ne pouvons identifier avec une œuvre connue par les textes cette charmante statue, nous n'hésitons guère il y voir une création du maître athénien , peut-être contemporaine de l'Éros de Thespies.

Vers 346, la réputation de Praxitèle est à son apogée. C'est l'année,ofi, dans le petit temple d'Artémis Brauronienne , situé près de l'aile sud des Propylées, les Athéniens dédient à la déesse une nouvelle statue de culte '. Elle prenait place à côté de l'ancien xocmon auquel les femmes athéniennes consacraient de nombreuses offrandes, surtout des vêtements de toute nature, qui constituaient la riche garde-robe de la vieille statue. La statue nouvelle, que les inventaires du temple désignent sous le nom de a la statue debout s {to :ïy«>.[;.«

Tû op&o'-ii, ou TO zyaXf/.x to ÊnrfiKo'î)^

était l'œuvre de Praxitèle. Une

heureuse conjecture de M. Stud-

- LÉroa Famcse (Musée du LouTi-e.) niczka' permet de l'identifier avec

1 PanBanias I, 23, '.

' Vo r (. pui imcr. attiearum, II, 751, A, I, b, 13; 755, A, III, Bi).

S StudiiiLila, Veriaul'iaffm zar grieehischcit Kunslgoahischte, II, p. 18, Die ArtemU Sraaroaia dus I ai (eîej '\ lenne, 1884, M. Cari Eobcrt a combattu cette opinion, et proposé de voir dams rArtémis D auronii jue sgnalePansauiaEmie œuviedePrasitèlel'anden; la statue aurait été cbiyeélÉpLanline;

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une statue célèbre du Louvre, verte en 1792 dans les ruines de Gabies (fig. 144) '. La « Diane de Gabies » est une svelte jeune fille, vêtue d'un cbiton à larges manches, fait d'un tissu léger à trame ondulée comme nos crépons modernes (x'fovtiTXûi; xTEVWTo'ç) .

pjjle l'a disposé à la façon des chasseresses. Le vêtement, relevé à l'aide d'une première ceinture, forme à la hauteur des hanches une double épaisseur de plis, et ne tombe que jusqu'aux genoux ; une seconde ceinture, placée plus haut, le maintient sous la gorge. D'un geste charmant, la jeune déesse ajuste sur l'épaule droite un manteau qu'elle va fixer au moyen d'une agrafe. Ce sujet si simple, et qui confine au genre, eonvient^il à une statue de culte ? Cette élégante chasseresse, occupée à sa toilette, est-elle réellement l'Arténiis Brauronia? M. Studniczka nous semble avoir très finement résolu la difficulté. Reportez-vous aux inventaires

on en tionTerait une copie enr un fragment do coupe attique, proTenant de VAcropoIe, et montrant une image en relief d'Artémis, Arehaeologiscke Maerehen, p. 144.

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