‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 13 sur 330 · Catalogm of Sculpture, ■p. 124 n» 304 L · texte numérisé non relu

Catalogm of Sculpture, ■p. 124 n» 304 L

3. Ce Taae est conservé à rEïmitage de Saint-Pételsbourg. U a été étudié pai Stephaoi, Comj^e-renda, ûi la Comiiiiûon arc\. de Saint-Pétersbaurg pour 1872-I87B, p. 6-li2. Cf. De Witle, Menumenti ffrecs pabliés parl'Aiiiiciatioa des Éltideagreoiaet, 1876.

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■ LE PABTHENON. 37

d'eau salée qui vient de jaillir '. A coup sûr l'auteur du vase n'a pas copié trait pour trait le groupe du Parthénon, et la preuve en est que les autres figures peintes sur le vase n'ont aucun rapport avec le fronton occidental. Certains détails, comme le cheval de Poséidon, parais^ sent être des additions très compréhensibles si l'on songe avec quelle Hberté l'art industriel interprète les œuvres de la grande sculpture. Ces réserves faites, nous croyons que le mouvement des figures, le moment de l'action choisi par le sculpteur, eu un mot l'esprit général delà composition ont été respectés par le céramiste, et que le vase de Kertcli nous offre

une adaptation assez fidèle du groupe central. Voici comment^ suivant nous, ce groupe peut se restituer. Les divinités ont déjà fait paraître les signes qui témoignent de leurs droits à la possession de l'Attique. La source d'eau salée ajailli sous le trident de Poséidon, encore relevé par la réaction du coup ; mais le dieu semble reculer devant Athéna. La déesse, en effet, a fait naître l'olivier au même instant ; son corps garde l'attitude qu'elle avait prise pour se donner du champ, et le bras droit

1. Le sens de la eoène figurée sur le raee de Kertcli a été très discuté. Pour Stephani (rai-moire cité) l'aftiste a choisi le moment où les dens divinitéa font par^tte .leniE signes, l-'oliïier et le cheFal, et représenté les deux actes en même temps, pour la commodité du dessin. M. Petersen {Afch. Zeiiung, 1875, p. !16) combat la théorie de Stephani, et. considère l'apparition des eîgnes comme un fait accompli. Brunn (Sitsutigibet-ickle der Sn^ff. Ahadtmie, 1876, I, p. 477) place la scène à nn moment très postérienr, et songe à Poséidon inondant la plaine thriaaienne. Pour M. Eobert {Eermet, lesi), Poséidon veut détruire l'olivier, que défend le serpent d'Athéna. Enfin M, A. Gardner (Jovinal o/HelUnic Btudiei, t. III, p. 244-245) rejette les opinions de ses devanderB, et teconnait dans le vase de Kettch la copie d'un groupe en marbre signalé par Pausanias sur l'Acropole {1, 2i, 2, 3) et offrant le même sujet que celui du fronton, avec des différences d'Bi:écution.

relevé tient la lance qui vient de frapper, en rebondissant sur le roc. Ainsi, par un procédé de composition qui rappelle de tous points celui du fronton oriental, le sculpteur n'avait pas placé de figure au centre ' ; la ligne médiane du fronton était dessinée par un accessoire, par l'olivier, dont il reste à Londres quelques fragments. Quant au serpent, il n'enlaçait pas le tronc de l'arbre de ses anneaux ; enroulé sur lui-même, il dressait sa tête derrière Athéna, comme on le voit dans nombre de bas-reliefs attiques '.

Fig. 16. — TorseB d'Athén

! den al du Pa hénon.

e de A opo e à A h.

A gauche du groupe central, on restitue sans peine, grâce au dessin de Carrey, le char d' Athéna, attelé de deux chevaux qui se cabrent, et auxquels appartiennent deux torses retrouvés dans les fouilles de l'Acropole^. La symétrie exigeait donc que le char de Poséidon prît place dans l'aile droite. Deux têtes de chevaux, une jambe de derrière, et le fragment d'un troisième torse permettent de restituer l'attelage du char de Poséidon, et démentent l'hypothèse suivant laquelle le dieu aurait tenu un cheval par la bride, comme dans le vase de Kertch\

1 . Les traces lelerées par M. Bruno Saner înËrment la théorie de M. Hugo Bluomer, qui place au milieu du fronton la statue de 2ens, arbitre de la lutte entre les deui diTinités. H. Blumner, Zam Wiitlidien Giebel/eUe dei Partheiiorij dans les Oesamittelle Stadkn nar Kwistgeichkkte, dédiés à Anton Spiingerj Leipzig, t885.

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