Cf. Bnmo Sauer, MiUheiï. Athev, XVI, p
3. Brnno Sauer, Mittheil. Athen, ZVI, p. 73, pi. 3. La mise en place des fragments donnée par M. Bruno Sauer rectifie aux ce point celle de Michaelis, Der Parlheaon, atlas, pi. 7.
4. C'est la làéorie qu'araient soutenue de Witte et Stephaoi, MémoÎTet cités.
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17. — riguiea de l'aile gauche du fronton occidental dn Parthénon, État actuel. CBcitish Mtiseum.)
Fig. IS, — figures de l'aile droite du îionton occidental du Parthénon. Etat actuel. (Britist Musenni.)
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LE PAKTHKNON. 41
Ajoutez pour chaque attelage une divinité qui le conduit ; placez au second plan, derrière le char, «ne autre divinité qui l'escorte, vous aurez de chaque côté du groupe central la répétition symétrique du même motif. Derrière le char d'Athéna, c'est-à-dire dans l'aile gauche du fronton, le dessin de Carrey montre un personnage viril, sans doute Hennés ; on lui attribue sans difficulté ie beau torse musculeux et svelte
iké (appartenant à îî"" la mai-quîse (\a Laboi'de).
conservé à Londres (fîg. 17, H). Le char était conduit par une à Niké, dont le corps se renversait en arrière et dont les bras tiraient sur les rênes, pour calmer la fougue des chevaux cabrés. Cette figure a péri dans l'écroulement provoque parla tentative malheureuse de Morosini. Au moins peut-on se flatter, sans témérité, d'en posséder un fragment digne d'attention ; nous voulons parler de l'admirable tête féminine rapportée à Venise par San Gallo, le secrétaire de Morosini, et achetée par M. de Laborde à un négociant allemand devenu le possesseur de cette
SCCLPTUKE aUBCy-OE. — T. 11. G
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précieuse épave (fig. 19) '. Les proportions, qui sont celles des statues du Partliénon, la qualité du marbre et surtout le style permettent de reconnaître, en toute sécurité, la provenance de ce beau fragment ; et si l'on songe que les statues du Parthénon, sauf une, sont décapitées, on ne saurait attacher trop de valeur à un marbre qui nous met sous les 3'eux une tête féminine du style de Phidias. Le visage de la Niké est empreint d'une douceur charmante ; le nez est droit, les yeuxun peu enfoncés sous l'arcade sourcilière, la bouche entr'ouverte ; le front, petit et bas, dessine une ligne arquée à la partie supérieure ; la chevelure, serrée par une légère bandelette qui fait deux tours, forme sur les tempes des bandeaux à ondulations profondes et souples. Cette manière large et simple de traiter la chevelure, nous la retrouverons dans les figures féminines de la frise ^, comme un élémeat caractéristique du style de l'école de Phidias; nous devrons nous en souvenir dans la suite de cette étude, pour mesurer les chaDgements que l'art grec du quatrième siècle fait subir au type féminin.
Dans l'aile droite, le char de Poséidon était conduit par une divinité, aux pieds de laquelle les dessins du dix-septième siècle montrent un dauphin ou un monstre marin. On est fondé à reconnaître Amphi- . trite dans la figure dont le torse est conservé à Londres (fig. 18, 0). Pour avoir une idée juste du mouvement, te] que le donne le dessin de Carrey, il faut redresser ce torse trop incliné, et se représenter la déesse un pied posé sur le sol, tirant sur les rênes pour contenir l'élan des chevaux'. Le fragment de Londres est d'ailleurs d'une grande beauté : rien de pittoresque ni d'imprévu comme cet arrangement du manteau enroulé, passant sur l'épaule gauche et remontant obhquement par derrière vers l'épaule droite. Quant à la figure du second
1. ne Laliocde, Aaàies aia XV' XVI' et XVI f siècles, t. II, p. 228 et suivantes. La tête appactient aujomd'hni it M"" la marquise de laborde. Il y en a uu moulage au Louvre, dans la salle grec-
2. On peut aussi la l'eoonaaître dans des fragments très mutilés de têtes féminines proTenant dn- Patthénon. Le Britiali Huseum en possède des moulages. Catalogue, SciUptures çf ihe Farthenoa, p. 198 n°'B89, 2 et 3. Il faut en particulier se reportei; au fragment d'une tête de déesse, provenant du fronton oriental, et qui a été étudié par JI. Bruno Sauar ; Zmei Fraymenie vont Parthenon, Feitsckri/t
far Johaime» Oeerbeci:, Leipzig, 1893, p. 74-78, pi. III. Il est impossible, par suite, de rattacher an ftonton ouest une tête de femme retronvée dans les caves de la Bibliothèque nationale. Nous ne pouvons sur ce point, partager l'opinion de François Lenormant. {Gasette arcH., 1875, p. 1-S, pi. I.)
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LE PARTHENOH.
plan, nous croyons la reconnaître dans une statue qu'on place d'habitude au fronton oriental ; nous voulons parler de celle qui est connne sous le nom de Niké (tig. 20) ' . Nous avons déjà indiqué les raisons de symétrie qui nous engageaient à l'écarter du fronton oriental. Ajoutons
idental du Partbénon.
qu'elle donne exactement la pose de la figure placée derrière le char de Poséidon dans le dessin de Carrey (fig. 15, N) ; même mouvement de
1. Fronton oriental. Fig. J. de la planche 6 de Michaelis. Suï la place de cette statue, Toirles diacuaaionade Brunn, BevirMe der bayer. Akademie,IÎ,p. 24, 1874. Matî, Goettingkclteg^eltrte Âveelger. 1S7! P.1S48. Waldstein, Essays en the art of Pheidins, p. 154. M, Waldateinse prononce nettement pour l'attribution au îronton occidental. Cf. Fartwaengler, jIcc*. Ameigei; JaJirbvch, 1891, p. 70 et Meisteram-ie, p. 228.
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marche rapide ; même direction de la jambe droite, portée en avant ; même tunique courte, laissant le genou et la jambe à découvert. Reste, il est vrai, un fait souvent invoqué pour justifier le nom de Niké ; on voit aux épaules des trous de scellement qui font penser à des ailes. Mais ne peut-on pas les expliquer par des goujons de bronze qui servaient de supports à la statue ?'. Et à supposer que la figure fût ailée, ne peut-on pas l'interpréter comme Iris, figure accessoire répondant' à l'Hermès de l'aile gaucbe? Qu'on y reconnaisse Iris, ou simplement une Niké, cette statue est du plus grand style, et compte parmi les morceaux de maîtrise les plus remarquables des deux frontons. L'art grec pourra plus tard multiplier les belles images divines ou allégoriques surprises en plein vol, ou dans l'élan d'une course emportée ; mais aucune ne saurait rivaliser avec le marbre du Parthénon. La vie déborde dans ce corps robuste qu'entraîne l'ardeur du mouvement, et sous le frémissement de la fine étoffe qui ondoie en plis menus, on sent la plénitude des formes entrevues comme au travers d'un léger voile.
Voici donc reconstitué le groupe capital, celui des deux protagonistes de cette lutte divine, avec leurs cliars et leur escorte. Quant aux figures assises ou couchées qui remplissent les parties basses des deux ailes, il s'en faut que l'interprétation en soit aussi aisée. Analyser par le menu les systèmes proposés serait une tâche fastidieuse"; aussi bien, en négligeant les divergences de détail, on peut les ramener à deux théories très opposées. Ou bien, suivant l'opinion soutenue par MM. Brunn et Waldstein, les figures secondaires groupées dans les deux ailes représentent le heu de la scène, et personnifient le sol même de l'Attique, avec ses montagnes, ses caps et ses fleuves; ou bien, et c'est la théorie que nous adoptons, elles n'ont pas le caractère abstrait de personnages allégoriques, mais elles s'intéressent à l'action ; ce sont des êtres divins ou héroïques, et leur place dans le fronton, à la suite d'Athéna ou de Poséidon, est déterminée par les rapports religieux qui les rattachent à chacune des divinités protagonistes. Mais ce n'est là encore qu'une indication très générale. Il reste à la préciser par