‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 130 sur 330 · Loewy, ihid., n · texte numérisé non relu

Loewy, ihid., n

Hosted by

téressants rapprochements. Telle est l'inscription provenant d'un liermès et conservée dans la galerie lapidaire du Vatican : Eù&ou>,£uî Tlpa^stO.ouç' . Bien que gravée à l'époque romaine, elle n'en a pas moins acquis une importance très imprévue, depuis les fouilles faites en 1885 à Eleusis. La découverte d'une dédicace à Eubouleus a permis de reconnaître dans ce nom celui d'un personnage mythologique, qui a sa place dans le culte éleusinien ''. Vers le même temps, et dans le voisinage de l'emplacement où a été trouvée la dédicace, les fouilles mettaient au jour un remarquable buste en marbre de Paros, simplement dégrossi h la partie inférieure, comme s'il avait été adapté à une statue '. (PI. VI) Il offre l'image d'un adolescent au type un peu réaliste, au regard rêveur, à la chevelure drue qui retombe en mas.8es épaisses et ombrage le front de ses boucles touffues. La valeur d'art de ce buste est assez frappante, pour que, simultanément, MM. Benndorf et Furtwaengler aient proposé d'y reconnaître une œuvre originale de Praxitèle : n'était-ce pas là le modèle que reproduisait Thermes désigné comme « l'Eubouleus de Praxitèle ■* » ?

Mais qu'est-ce au juste qu'Eubouleus ? Ce que nous en savons de plus précis, c'est qu'à Eleusis, son culte était associé à ceux de Triptolème, a: du dieu et de la déesse », c'est-à-dire d'Hadès et de Perséphoné. Il est mentionné, avec ces trois divinités, dans un décret attique du cinquième siècle, et un ex-voto éleusinien, malheureusement très mutilé, est dédié par un personnage, nommé Lakrateidès, qui s'intitule o: prêtre du dieu et de la déesse et d'Eubouleus ». Seuls des testes de basse époque nous apprennent que, dans lalégende éleusinienne, Eubouleus est le jeune porcher qui fut le témoin de l'enlèvement de Coré par Hadès. Si l'on admet l'hypothèse de MM. Benndorf et Furtwaengler, Eubouleus serait comme le frère de Triptolème, et Praxitèle se jernifconformé à la légende d'Eleusis en lui prêtant le même type juvénile, la même

Page 1