‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 132 sur 330 · Kei-D, Miuheil. Atàe», 2TI, 1S91, p · texte numérisé non relu

Kei-D, Miuheil. Atàe», 2TI, 1S91, p

2. Helbig-Tont^n, Gaide, J, c» 72. Pour les antres répliques, voir Benndorf, art. dté.

3. Pline, Nat, Siit., 3C, 23. Ca Triptolème da Praxitèle, M, Pnrtwaengler le reoounaît dans une tête dn palais Pitti, à Florence (Meiatermet-l-e, p. 068, Ëg. 108) qui nous semble plutôt un dénvé vomain du type reproduit par la t^te d'Élensis. Signalons encore dans l'œuvre da Fraiîtéle un Botius Evenliia. 11 est fort possible que l'Hermès avec l'inscription Ëùâouïeû; npa£iT;).ouç ait été une copie de l'une de ces dBox œuvres, qualifiée d'Enbouleus par quelque Bomsûnse piquant d'érudition éleusinienne.

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gQ2 LE QUATRIÈME SIÈCLE.

devine, en effet, q^i'entre l'œuvre et l'homme, il y a une étroite harmonie. Le peu que nous savons de sa vie nous le fait voir en possession d'une grande réputation, riche sans doute, mêlé à la vie élégante de son temps, fréquentant lapJus célèbre courtisane d'Athènes. Ses prédilections avouées pour certains sujets équivalent à des confidences sur ses goûts, son tempérament, ses penchants les plus intimes. La beauté féminine avec toutes ses séductions, la beauté masculine encore adolescente, voilà, dans le monde des formes, celles qui l'attirent et le captivent ; le sculpteur des Éros, des Aphrodites, des jeunes Satjres, est par excellence le maître de la grâce. Et comme, entre la matière plastique et certaines acceptions de la forme, il y a de secrètes affinités, nous le voyons abandonner peu à peu le bronze pour se vouer au travail du marbre '. Ses chefs-d'œuvre sont des marbres ; c'est là qu'il trouve, sous son ciseau, les délicatesses les plus subtiles, les accents les plus personnels pour traduire dans un corps de femme ou d'éphèbe le moelleux de la chair et la souplesse de la vie.

Au dire d'un critique ancien, Praxitèle « a mêlé au marbre les passions de l'âme" ». L'éloge, assez banal, s'appliquerait aussi bien à Phidias ou à Scopas. Il faut s'entendre sur le pathétique de Praxitèle. Il ne semble pas que le maître attique ait traduit des passions bien violentes, ni fait passer dans le marbre des émotions profondes ou dramatiques. Les sentiments dont il se fait l'interprète n'ont rien d'âpre ni de violent. C'est la coquetterie chaste d'une Aphrodite, la quiétude nonchalante d'un Satyre, le charme vainqueur d'un Éros. Les légendes qui courent sur ses statues parlent de l'amour qu'elles inspirent à de jeunes fous ; rien qui ressemble à la gravité du sentiment religieux éveillé dans les âmes par la vue du Zeus de Phidias. Praxitèle est bien le représentant d'une génération raffinée à l'excès, un peu sceptique, éprise des élégances de la ^'ie, chez qui les fortes passions se sont amorties, et qui demande à l'art des jouissances délicates plutôt que de puissantes émotions.

Étudier la forme humaiiie avec amour, avec une âme d'artiste accessible à toutes les séductions de la grâce, y trouver pour l'art des con-

1. a. Pfftsiteles ijuoque maïmore felicior, ideo et olarioi' fuit. » Pline, Nal. JUsl.. 3',, (jfl.

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