‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 139 sur 330 · Iioewy, ihid,, n · texte numérisé non relu

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Mais s'il témoigne une certaine prédilection pour le portrait, Léocharès n'abandonne pas les thèmes religieux que l'art du quatrième siècle continue à traiter en les renouvelant. En cela, il est bien de son temps : respectueux de la tradition, novateur dans le style et dans l'expression. C'est du moins ce qu'on peut inférer des textes qui lui attribuent de nombreuses statues de cuite, exécutées en grande partie pour Athènes : ainsi, le Zens Polieus de l'Acropole, dont les monnaies attiques de l'époque impériale nous ont peut-être conservé îa silhouette ', et le Zeus avec le foudre, transporté à Rome dans le temple de Jupiter tonnant au Capitole. Au Pirée, derrière un portique voisin de la mer, on voyait de lui un autre Zeus groupé avec la figure allégorique du peuple. Le sculpteur traite aussi le type d'Apollon, notamment dans une statue célèbre, celie.de l'Apollon secourable {Alexikakos) qui se dressait devant le temple du dieu, au Céramique d'Athènes, à côté de la statue plus ancienne exécutée par Calamis.

Quand les travaux du Mausolée conduisent Léocharès en Asie Mineure, le sculpteur est déjà fort connu. Il est naturel que les habitants d'Halicarnasse s'adressent à lui, et lui commandent la statue d'Ares qui prend place dans un temple de leur ville. Mais Léocharès revient en Grèce, et dans les dernières années de sa carrière, il met son talent au service de la nouvelle puissance qui a brisé à Chéronée les suprêmes résistances d'Athènes; il semble qu'il devienne, comme Lysippe, le sculpteur officiel de la famille royale de Macédoine. A Olympie, il décore de statues chryséléphantines l'édifice circulaire dédié à Philippe après Chéronée, le Philîppéion : ces statues sont les portraits des membres de la famille royale, Phihppe et Alexandre, Oiympias,Amyntas, et sa femme Eurydiké ^ Plus tard, quand Alexandre a déjà parcouru l'Asie en vainqueur, l'ami du roi, Cratère, lui commande un groupe de bronze destiné à Delphes, et rappelant un épisode d'une de ces grandes chasses royales qu'Alexandre aimait à conduire, à l'imitation des souverains asiatiques. Un bas-rehef du Louvre, trouvé à ~ Messène, nous a sans doute conservé le souvenir du groupe de Léocharès (fîg. 159) ^ Le roi, représenté comme un nouvel Héraclès, nu,

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