‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 143 sur 330 · Cf. Furtwaengler, Meistermerhe, p · texte numérisé non relu

Cf. Furtwaengler, Meistermerhe, p

3. Pline. iVo(. Sisl., 36, 30. Les titres qne les anteuta grecs donnent aux satrapes de Carie sont B GREcqtiE. — T. II. 41

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Perse. Grand bâtisseur, il abandonne l'ancienne résidence d'Hécatomnos, Mylasa, et choisit pour capitale Halicamasse qu'il transforme et rebâtit d'après «n plan nouveau, dont Vïtruve loue la grandeur et la symétrie. Admirateur de la civilisation grecque, il frappe des monnaies du plus pur style rhodien, rédige ses décrets en grec, et ne !e cède pas, pour le philhellénisme, à ces dynastes lyciens dont nous avons étudié plus haut les fastueuses-sépultures. A sa mort, survenue en 353', le pouvoir passa aux mains de sa sœur Artémise qu'il avait épousée, suivant un usage carien. La veuve du satrape fit éclater sa douleur avec un faste tout oriental. Concours de poésie et d'éloquence, jeux funéraires, rien ne fut épargné pour célébrer dignement des obsèques royales. La Grèce fournit les poètes et les orateurs. Théodecte remporta le prix avec une.tragédie intitulée « Mausollos )), et Théopompe vainquît son maître d'éloquence, Isocrate. Mais c'est surtout dans la construction du tombeau qu' Artémise déploya un luxe extraordinaire. L'architecte Pythios, qui devait quelques années plus tard construire le temple de Priène, en dressa le plan, de concert avec Satyros ; il exécuta même, dit-on, le groupe sculpté qui le couronnait. Les sculptures décoratives furent confiées aux maîtres dont nous connaissons déjà les œuvres, Timothéos, Bryaxis, Léocharès et Scopas ^ Les travaux durèrent plusieurs années , et Artémise mourut en 351, sans les avoir vus terminés. Le nom de Mausolée, devenu un terme générique, atteste suffisamment l'admiration que provoqua l'œuvre de Pythios. L'antiquité la comptait parmi les sept merveilles du monde, et dans un de ses dialogues, Lucien pouvait faire dire à Mausole, conversant avec Diogène : « J'ai dans Halicarnasse un tombeau immense, tel que jamais mort n'en a eu de plus splendide. Les chevaux et les hommes qu'on y a sculptés sont si admirablement faits, et d'un si beau marbre, qu'on ne saurait aisément trouver même un temple aussi magnifique. Crois-tu maintenant que je n'aie pas raison d'être fier ^ ? »

ceusde(iaTp(jiniî,BuvnaTïiî,TiJpiivvoî, pHoilElJçeto. Ct.Babelon, Catd. des mmwîeê grecquit. Im Perat Jiî/tiniAiidcï, Introduction, p. LXXXV.

1. C'est la date donnée par Diodore de Sicile et acceptée par Clinton, Fasti Heilmici, II, 286. Pline Qoô. cit.) fait monrir Maueole en 351-350.

S. VitruTe nomme ausai Praxitèle (TII, praefal. 12). Mais ce témoignage re^te dontcux.

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