‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 142 sur 330 · Head, Eistoria namoruBj, p · texte numérisé non relu

Head, Eistoria namoruBj, p

3. Pseudo-Platon, Ep'tst., 13, p. 361. L'auteur de k letti-e, adws&ée à Denj-s de Sj'raouse, pai-io d'une œuvre de Léochaiès qu'il qualifie de tcavu xajj.'jiDV.

Hosted by

320 LE QUATIUÈME SIÈCLE.

reconnu une étroite parenté de style '. La théorie qui la grnupc avec

Pig. 162. — Artémis, dite o la Diane de Yersailles ». (Musée du Louvre.)

1 . Pour l'histoire de la statue, transportée d'Italie en France sous François P', et lAucco d'abord an château de Meudon, puis k Fontainebleau, puis an Louvce, eEvoj-ée à VerEaiUes par Loais XIV, et rendue au Louvre le 18 pluviSse an VI, toît la notice de Fi-oelmer, Notice, n» 83. La statue a été reatani'ée au seiîième siècle par Barthélémy Prieur,

Hosted by

l'Apollon, et avec une Atbéna du musée Capitolin, pour reconstituer l'ex-voto delphique consacré après l'attaque des Galates, a trouvé et trouve encore des défenseurs'. Mais si l'hypothèse doit être rejetée pour i'ApoHon, il en est de même pour la « Diane de Versailles » ; on imagine difficilement que cette figure de chasseresse, escortée de la hiche, ait trouvé place dans une scène de combat. Ce qui reste vrai, c'est qu'elle semble conçue pour faire pendant à l'Apollon, et qu'elle est sans doute une création du même artiste. Rien d'ailleurs, dans cette statue, ne défend de l'attribuer au quatrième siècle; ni ie type de la tête, qui rappelle celui de la Diane de Gabies, ni la forme du costume, ni le mouvement de marche rapide déjà prêté par Praxitèle à son Artémis d'Anticyre^. On y retrouve les mêmes caractères que dans l'Apollon du Belvédère : correction un peu froide, grande élégance et remarquable sveltesse des formes, tenue de style très sévère. Ces analogies sont telles, qu'elles nous autorisent à prononcer encore ici le nom de Léocharès.

Nous connaissons dès lors les collaborateurs de Scopas au Mausolée. De près ou de loin, ces trois sculpteurs se rattachent à l'école attique ; mais chacun d'eux paraît avoir sa physionomie distincte. Il faut d'ailleurs noter un fait qui a son importance. Plus jeunes que Scopas, Bryaxis et Léocharès étaient loin d'avoir atteint, en 353, la fin de leur carrière, et sans doute le grand sculpteur pouvait exercer sur ce groupe d'artistes l'autorité que lui conféraient son âge et sa réputation.

S a. - LES SCULPTURES DU MAUSOLÉE.

En 387, quand la paix d'Antalcidas rendit la Carie k la Perse, cette province fut placée sous l'autorité d'un satrape d'origine carienne, Hécatomnos. Le titre de satrape resta le privilège de la famille d'Hécatomnos, et à sa mort, en 377, son fils Mausole lui succéda. Mausole, que Pline appelle assez dédaigneusement a un roitelet de Carie ^ » parait avoir été un dynaste puissant, et un vassal assez indépendant de la

1. Orerbeot, Ch-iech. PlasIiJl, II, p. 379, fig. 313. Voir, pour k disenssicn de ces tliéoties, Wieseler, dana les Denkmaeler ds Miiller-Wieaeler, II, u" 157.

Page 1