LES MAITRES DE
Vers le milieu du quatrième siècle, ia jeune école attique est en pleine activité. A côté de maîtres illustres comme Praxitèle, d'artistes mis en évidence par des œuvres célèbres, comme Bryaxis et Léocharès, bien des talents trouvent l'occasion de se manifester. Mais aussi combien d'ignorés et d'oubliés parmi les artistes de second et de troisième rang qui concourent à maintenir le renom de la sculpture athénienne! On déchiffre leurs signatures sur des marbres; on recueille dans un auteur une brève allusion à des œuvres perdues; mais on ne sait rien d'eux. La liste serait longue de ces inconnus : Strabax, Xénoclès, Exékestos, Polymnestos, Stratonidès, Nikomakhos, Syménos, Aristopeithès, travaillent pour l'État ou pour des particuliers, signent des statues officielles, des statues de culte, des monuments votifs pour des chorèges vainqueurs". Nul doute qu'ils ne tiennent encore une place très honorable ; mais ils disparaissent dans !e rayonnement de la gloire des grands maîtres.
Parmi les contemporains de Scopas et de Praxitèle, il en est pourtant dont la physionomie est moins effacée. L'Athénien Silaoion mérite plus qu'une simple mention. C'est presque un chef d'école, car on cite un de ses disciples, Zeuxiadès. S'il faut en croire le témoignage de Pline, Silanion serait en activité vers 328, c'est-à-dire au temps du