LES CONTEMPOIUINS DE SCOPAS ET DE PRAXITELE
d'un alliage d'argent, imitait la pâleur du visage, appartienuent encore au genre mythologique. MM. Brunii et Winter lui font honneur de l'originaî d'une statue de Munich, un Diomède qui paraît être le prototype du Dlomfede enlevant !e palladion, reproduit par des pierres gravées et par un bas-relief célèbre du palais Spada '. C'est là une de ces hypothèses que nous n'avons aucun moyen de vérifier. Si elle était fondée , il faudrait reconnaître dans Silanion un des précurseurs du style académique et cette œuvre d'une correction un peu froide, nous révélerait sous un aspect imprévu un ai tiste qui, au dire de Ph ne, se serait formé sans maître.
Nous trouvons des ren geignements plus sûrs dans les portraits que l'on peut, sans témérité, identifier avec des œuvres cormues de Silanion. Le maître athénien avait exécuté un portrait deSappho, qui, au tempsde Verres, se trouvait dans le Prytanée de Syracuse '. C'était, d'après Cicéron, une œuvre achevée, élégante, d'un travail très fini. Or, rien ne répond mieux à ce jugement qu'un beau buste de Sappho, conservé à la villa Albani (fig. 176) \ Laforme du visage, la coiffure, une large pièce d'étoffe enroulée autour de la tête, rappellent de tous
1. Brnnn, Sitiansabei: der baser. AUd., iSn, p. 651-630. Winter, J"oft»-6Bcft, V, IS90,p. 167. M. Purtwaengler revendlqne énecgtiineineQt pour Ccésilaa Torigmal du Dioméde de MmiicU : Meisterwerlix, p . 3Ï0. La statue est reproduite dans l'atlas de cet ouvrage, pi, XII .