‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 155 sur 330 · HH · texte numérisé non relu

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rig. 178. — Sophocle. Statue en marbre. (^Romi

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350 LE QUATEIÈME SIÈCLE.

se manifeste aJDsi au quatrième siècle ne fera que s'accuser plus tard avec plus de force. La vogue de ce qu'on peut appeler « le portrait littéraire » ira croissant. Sous les successeurs d'Alexandre, l'école attique se fera comme une spécialité en multipliant les images des grands écrivains d'Athènes dont les bustes et les statues iront orner les palais des princes macédoniens, la bibliothèque des rois de Pergame, les salles du Musée d'Alexandrie. Est-il besoin d'ajouter que nos usages modernes nous aident singulièrement à comprendre cette active production de statues-portraJts? Et quand, après Lysippe, l'évolution réaliste aura produit toutes ses conséquences, nous retrouverons dans le style du portrait toutes les acceptions familières à notre art contemporain.

Les sculpteurs qui travaillent àAthènesne sont pas tous des Attiques. Ainsi Sthennis est originaire d'Olynthe, mais il est fort possible qu'il ait reçu le droit de cité àAthènes ', Il s'associe avec Léocharès pour exécuter les portraits d'une famille athénienne ^. Ses « femmes pleurant » appartiennent sans doute aune catégorie de sculptures que nous signalerons plus loin, celle des statues funéraires; elles devaient orner des tombeaux attiques. Une Déméter, un 2eus et une Atiiéua, avaient été transportés à Eome, comme la statue d'Autolycos, le fondateur de Sinope, que Lucullus enleva à cette ville. Sthennis signe également des statues d'athlètes, celles de Pyttalos, de Choirilos, vainqueurs à Olympie.

Dans le mouvement d'art auquel contribuent tant d'artistes de renommée inégale, le Corinthien Euphranor tient une place importante ^. Il est à la fois peintre et sculpteur, et chef d'école à ce double titre, car les peintres Charmantidès, Léonidas, Antldotos sont ses élèves, tandis que son fils, le sculpteur Sostratos, qui travaille à Athènes vers la fin du quatrième siècle, continue sa tradition. De son œuvre de peintre, les textes nous font connaître les grandes fresques exécutées pour la décoration du Portique Royal à Athènes \ C'était d'abord le

1. Voir pour les teites, Overbeck, Scirifiquellcn, 1843-1349.

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