‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 162 sur 330 · E. l'ottier, les Léc^tl^a blaitca a · texte numérisé non relu

E. l'ottier, les Léc^tl^a blaitca a

!,p. 27, C. Kobert, Tkat,

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statue dans un temple de Sicyone. Mais le type qui nous est conservé par une statue du musée du Prado, à Madrid, a tous les caractères d'une création originale, née au temple de Praxitèle (fig. 181) '. Le dieu est presque un adolescent; il s'avance d'un pas large, lent et régulier, avec le « geste auguste du semeur » qui répand le grain dans les sillons. Et c'est bien en effet une mission sacrée qu'il accomplit. Les petites répliques en bronze de la statue^ permettent de replacer dans la

main droite portée en avant une corne d'abondance; la main gauche tient la fleur du sommeil, le pavot. Avec une gravité calme et bienveillante, le beau jeune dieu semble parcourir la surface de la terre, distillant sur les êtres mortels la rosée des sucs bienfaisants qui les endorment, et suspendent leur vie douloureuse. Conception aussi vieille que l'humanité, lieu commua poétique si l'on veut ; mais jamais l'art n'avait trouvé pour traduire cette idée «ne forme aussi noble et aussi touchante.

1. Htibner, Die ani.BildwerXieiii Madrid, 11° deale, p. 23. Fartwftengler, Meiiterweriie, p. 640.

2. Voir pour ces répHqnes, Wionefeld, ffi/jî)ioï,p. 3 musées de Fi-aucc, notaoïraeat à Lïon, Gai. aroh.,

. Arch. Zeitung, 1862, pi. 157. 1

f« 3. St. Bazin en a signalé plus i, pi, 6. Cf. Lyon antiqus, du i

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LES CONTEMPORAINS DE SCOPAS ET DE PRAXITÈLE. 3r.S

En attribuer l'honneur h. un contemporain de Praxitèle est une hypothèse très légitime. L'Hypnos de Madrid est, pour la grâce juvénile des formes, pî'oche parent de TApoUon Sauroctone. L'analogie se poursuit encore si l'on considère la tête, en se reportant à la meilleure réplique, à l'admirable tête de bronze du British Muséum, trouvée h Civitella d'Arno, près de Pérouse (fig. 182)'. L'arrangement féminin

Miiduse EoadaliÎDi. (Municli, Grlyptothùque.)

de la chevelure, les deux boucles faisant saillie au-dessus du bandeau, rappellent de tous pointe la clievehire du Sauroctone. Mais par une conception tout à fait originale, deux ailettes s'attachent aux tempes, et remplacent les grandes ailes dont Hypnos est muni dans les peintures céramiques. C'est là une idée qui fait fortune dans l'art grec, témoin la tête d'Hypnos, provenant sans doute d'un bas-relief, et conservée au Louvre'. La plastique s'en empare aussi pour modifier l'ancien type de la Gorgone, et nous la trouvons appliquée avec une audace

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