‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 169 sur 330 · AUisç}ie€rabreliefi,l>L. LXVII · texte numérisé non relu

AUisç}ie€rabreliefi,l>L. LXVII

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LA SOULPTURE DÉCOBATIVE EN A,TTIQUE. 375

semble oublier le coffret à bijoux qu'une suivante tient ouvert devant elle. Ailleurs, un modeste bas-relief montre une enfant] se jetant avec effusion dans les bras de sa mère '. Sur une belle stèle de pris, une femme d'âge mûr se penche avec tendresse vers une jeune fille assise, lui soutient le bras, lui toucbe le menton, lui prodigue les caresses et les douces paroles ^. Époux échangeant la poignée de mains d'adieu, femmes voilées, pensives et graves, suivantes en deuil, toutes ces figures ont un charme d'autant plus pénétrant que l'expression de la douleur reste plus discrète. Peu de morceaux peuvent être comparés, pour la grâce chaste et recueillie, h cette charmante figure de jeune femme assise dans une attitude méditative, ramenant d'une main distraite le bord du manteau qui l'enveloppe comme un voile, rêvant aux joies disparues avec une mélancolie résignée (fîg. 194) \

Si la plupart des stèles âttiques sont des œuvres d'industrie, les plus soigaées atteignent au caractère de véritables œuvres d'art-, avec l'avantage inappréciable d'être des originaux. C'est là qu'il faut chercher le reflet direct du style des

mitres, car on ne comprendrait pas que les auteurs anonymes de ces beaux bas-rehefs fussent restés étrangers aux enseignements de leurs contemporains plus illustres. Qui sait même, si, dans le nombre, plusieurs ne se rattachent pas h des ateliers célèbres ? Une ad-

'.g, 194. ■ — Pcagment de stèle fnnéraire attique (Losîtier Caatle, collection du comte de Lonsdale). D'up-cés les Atlische Grabrdiefi , pi. CXV.

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