a. Weiashatipl, Eratioi Yindubaneiiai^j p
3. Cntd. o/scitlpl. B,-iti>&. Mmcam^l,ay6S0. Journal.^ mien. Slitâhs, VI, p. 32, pi. C. Cf. le taureau encore en place auprès d'Haghia Trias, Bi-iiotnei-, Oiiiaiii. und Fornt dci- att. Grabsldea, p. B6.
3, Salinaa, J/on. eBjiokmli scopeHi preuo la Cima ddla S. TrhûUi, 18(33, p. 27, pL IV, fig. L. A cappraohei- du chieu sculpté en ïelîsf sui' la stèle d'ButamJa. Att. Graii-elie/t, pi. TTXVTTr
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adopté comme emblème pour la décoration des tombeaux; il nous suffira de rappeler la lionne du tombeau de Ménékratès, à Corfou '. On le retrouve fréquemment sur les stèles attiques, tantôt comme une allusion à la vaillance du mort, tantôt avec le rôle évident de gardien du tombeau ^. II est très naturel que ce type soit choisi, de préférence à tout autre, pour décorer les tombes collectives, les -polyandria, où l'Etat donne une sépulture commune aux soldats morts devant l'ennemi. Nous possédons sans doute le couronnement d'un de ces tombeaux publics, grâce à la découverte de M. Newton qui a rapporté, au Brîtish- Muséum un superbe lion colossal en marbre, trouvé à Cnide (fig. 203) '. Suivant une hypothèse très plausible du savant anglais, ce lion couché, redressant son énorme tête à la gueule entr'ouverte, aurait décoré le polyandnon élevé à Cnide, en l'honneur des Athéniens tués à la bataille de 394, gagnée par Conon. Et peut-être le lion rapporté du Pirée par les Vénitiens, et placé à la porte de l'arsenal de Venise, a-t-il été érigé en Attique pour rappeler le même fait d'armes. Le hon de Cnide est le plus beau spécimen de ces figures décoratives qui couronnaient des t(ïm beaux publics; mais nous devons an moins mentionner le lion trouvé en Béotie, près de Chéronée, sur l'ancienne route qui conduisait vers Lébadée \ En l'état actuel, il ne saurait être étudié comme une œuvre d'art ; pourtant ce lion mutilé prend une singulière valeur historique si l'on songe qu'il décorait le polyandrion des Thébains morts à Chéronée ^. Aucune inscription, dit Pausanias, n'était gravée sur cette tombe muette. Mais le passant comprenait assez l'éloquence d'un symbole dont notre art moderne s'est plus d'une fois emparé avec le même sentiment, pour personnifier l'énergie de la défense, et la fidélité à la patrie vaincue.