Tome I, p
i. ToicWood,Jîjjle!us,p, 318, 233, avec les planches. t. Wood, oac. oui, frontispice. 0. Eayet, Mort, de l'art antique, II, pi, 50. Eiunn, Beiihnaelei; n° 63,
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LA SCULPTURE MOilUMEKTALE EN ASIE MINEURE. 398
cinquième. Encommençantparlapartiedroite, c'est d'abord un personnage assis, puis une femme tenant un object indistinct, deux figures qui attendent encore une explication définitive. Le groupe suivant montre Hermès, tenant le caducée, le regard dirigé vers le haut, tourné,
Tambour de ooloiuie scnlplé. Nouvel Artéi
avec un mouvement de marche, vers une femme immobile qui a d'une main les plis de son himation. Plus loin un génie adolescent, muni de longues et fortes ailes, portant une épée suspendue au flanc gauche par un baudrier, semble adresser à la figure précédente un geste d'appel. De toutes les interprétations proposées, la plus vraisem-
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3;i0 LK QUATEIEME SIECLE.
blable est encore celle qu'a développée M. Robert'. Le sculpteur a retracé l'épisode final du dévonemeat d'Alceste. Rendue à la vie grâce à l'intercession des dieux, la jeune femme se prépare à suivre Hermès, qui va la ramener vers Admète. Les deux figures de droite peuvent être Hadès et Perséphoné; quant au génie ailé, c'est Thanatos, le dieu de la mort, laissant à regret échapper sa victime. Par ses qualités, le style dénonce clairement l'influence attique. Plus large, plus coulant que dans la frise du Mausolée, il se recommande surtout par un modelé uni et souple qui recherche les grandes masses , sans mordant ni sécheresse. Dans la figure d'Alceste, le jeu des draperies a une grâce sévère, qui fait songer aux meilleures des stèles attiques du quatrième siècle. Celle d'Hermès, avec ses belles proportions, rappelle une statue qu'on a rapprochée des œuvres de Scopas, l'Hermès trouvé sur le Palatin'. Elle a certainement tenté la main des copistes, car on la retrouve, exactement reproduite, sur uue patère d'argent du Cabinet des Médailles trouvée à Bernay, et dont M. Waldstein fait honneur à un toreuticien d'Ephèse^. Nous n'avons donc aucune raison de contester le témoignage de Pline, de nous refuser à croire que l'une des colonnes fût l'œuvre de Scopas. Les sculptures du Mausolée terminées, le maître paiien a pu se rendre à Ephèse, après 366, et y mettre à l'œuvre les artistes de son ateHer, en se réservant l'exécution d'un des bas-reliefs. La décoration des colonnes aurait ainsi été dirigée par Scopas.
Outre les morceaux des eolumnœ caelatae, M. Wood a recueilH de larges blocs quadrangulaires, décorés à leur partie supérieure de rais de cœur et do rangs de perles, et couverts de sculptures en très haut relief, malheureusement très mutilées (fig. 207). On n'y distingue avec certitude que le combat d'Héraclès contre l'Amazone Hippolyte K Par une disposition très digne d'attention, les bas-reliefs continuent sur les
1. C. Kobert, TAmiatoi, 39^' Fi-ù^-amm sum Winckdmanm/este,'Beilïa,i$12,p.iOet saiv, Cf, Rajet, Mon.de l'ari antique. D'anti'e p^irt, M. Bsuadorfa reconnu ici nn épisode au jugement de Fâds^et Is. figure ailée serait un Éros. Bidîet. della cûmmiwiofiij arcli. di Eoma, 188S, p. 64sniï, Cette hypothèse a Été réfutée pai M. C. Rotei't^ Phil. Untenvekungen, 1886, X, p. 160 et suiT. Kayet a combattu avec raison la fléoiie de Gurtins {Arch. Zeitung, 1872, p. 72) qui songeait à un ooncou:-s entre lea Muses amenéespar Hermès devant ApoHon, en présence d'AgÔn, le génie de la lutte.