Wiildstein, Joaraal ofSellen. SludUs, III, p. 98, pi
i. Wood,ffjjJMKs,p.216.Cf.Newton,(ÏMiife (0 tfte Si;Mij)(.£ijinroom, part. II, p. 57.
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S qu'ils cachent et couvrent presque entièrement. Quelle était la "^ place de ces sculptures dans la décoration du temple ? La question a été très discutée. Une chose au moins est certaine, c'est qu'il ne faut pas songer, comme l'a fait M. Wood, à reconnaître ici les morceaux d'une frise de l'entablement; une frise d'aussi grandes proportions, d'un relief aussi prononcé, aurait écrasé les chapiteaux et inquiété le regard. D'ailleurs la partie supérieure des blocs montre la trace de lignes circulaires, indiquant qu'ils ont servi de base à des colonnes. Seraient-ce donc, comme l'ont pensé MM. Fergusson et Murray', les piédestaux des colonnes sculptées? (&g. 206). Nous sommes bien tenté de le croire. Avec leurs reliefs très accusés, ces bases pouvaient offrir aux colonnes des supports plus robustes que les tores et les scoties sur lesquels les fait poser la restauration de M. Wood. Ajoutons qu'en dépit de leur état de mutilation, ces sculptures présentent un réelintérêt pour l'histoire de l'art. Leur modelé puissant fait déjà pressentir dansie style du bas-relief une évolution prochaine qui nous conduira à la frise du grand autel de Pergame.
Le grand temple d'Athéna Polias, à Priène, pouvait rivaliser avec l'Artémision d'Éphèse. L'architecte était Pythios, celui-là même qui avait dressé le plan du Mausolée^ Plus heureux à Priène qu'à Ephèse, Alexandre avait pu faire en son propre nom la dédicace du monument, et l'inscription qui en témoignait a été conservée*. Ces faits permettent
ig. 207. — Fragment d'une grande base sculptée, provenant de rAri^mision d'Éphtse (British MnEenm).
1. Fergusson, Temples of Epheem anâ Didymi, Transaction teds, 1877, p. 86. Murray, Joam. of tlu Rayai Inet. o/Brît. i