‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 193 sur 330 · Th. Eeinacl], Gc;. des Beaax-Arti, art. cité · texte numérisé non relu

Th. Eeinacl], Gc;. des Beaax-Arti, art. cité

4. La figure choisie par M. Euataoho, h qui fespiime ici tous mes 1 une de celles qui ont le miaus conaei-vé leur coloiatioii.

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de la grande scène de chasse, nn chasseur en costume perse, prêt à frapper un cerf d'un vigoureux coup de hache. La polychromie ne se limite pas auz vêtements. Les têtes, avec leur chevelure brun-rouge, leurs yeux où l'iris bleu ou brun est soigneusement indiqué, ont une singulière expression de vie. Rien de plus digne d'attention, à ce point- de vue, que la tête d'Alexandre dans la Chasse au lion : le regard, fixé sur la bête, a toute l'intensité, toute l'énergie qu'un peintre pourrait lui prêter dans un tableau. Ajoutez que la peinture du sarcophage sîdonien nous éclaire sur une question très controversée, celle de ia coloration des nus. Les parties nues, remarque M. Th. Eeinach, étaient recouvertes « d'une sorte de frottis léger et transparent, de valeur uniforme, jaune clair ou foncé, suivant qu'il s'agissait d'un Grrec ou d'un Barbare, sans aucune tentative de rendre par des nuances multiples l'aspect varié des chairs. » Ces glacis se distinguent nettement des tons opaques, plus solides et plus résistants, adoptés pour la peinture des vêtements. Tel est bien le procédé qu'employaient les peintres de statues pour réchauffer le ton du marbre, et amortir le contraste choquant qu'auraient présenté les parties nues, tranchant crûment sur des draperies et des chevelures peintes. C'est bien ainsi qu'il faut s'imaginer les légères glaçures dont le pinceau de Nicias colorait les chairs des statues praxitéliennes ; et quand un patinage à l'huile et à la cire (Yavwctç) venait recouvrir le tout, glacis transparents et tons opaques appliqués à l'encaustique ', les uns et les autres se fondaient dans une tonalité harmonieuse et chaude. Sans doute nous ne connaissons pas avec une entière certitude toutes les phases qu'a traversées la polychromie grecque. Pour le quatrième siècle, tout au moins, les sarcophages de Sidon eii éclairent l'histoire d'une lumière aussi vive qu'imprévue.

1. Voir notre article sur ia PolgaAramie dans la sciUplare gncqai, Rsvae des Beaa: -Mondes, ] 5 février

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