‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 209 sur 330 · OretlKok, SchrifiqaeUen, n · texte numérisé non relu

OretlKok, SchrifiqaeUen, n

4. Noua avons déjà signalé la baa-relîef du Lou7re qui parait en dériver. L'Alesandre armé et chasBant le lion représenté sur un des médaillons du Trésor de Tarse (Longpétier, Œmrfs, III, pi. IV, et p. 190) est peut-être imit^ d'un autre groupe de Lysipiie (fig. 329).

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de l'Asie ! Ajoutez que parmi les généraux et les successeurs d'Alexandre plus d'un se piquait de lui ressembler, imitait sa coiffure, son port de tête ', et que la flatterie des artistes soulignait encore ces analogies : voilà bien des raisons pour aborder avec défiance l'étude des portraits désignés sous le nom d'Alexandre.On sent trop combien d'imitations plus on moins directes ont pu altérer le type fixé par le ciseau de Lysippe. Pourtant nous en avons, grâce à Plutarque, nne description assez précise. L'écrivain grec relève, d'après nue statue du maître sicyonien, les traits essentiels de la physionomie d'Alexandre : la légère inclinaison de la tête sur l'épaule gauche (t-àv KvaTKfjiv toû oLÙyiioç eJç £Ù<iv'j;jiov ■iîcu^^ kêx>,i[jl£vou) l'arrangement de la chevelure rejetée en arrière, qui donnait au visage un caractère léonin (to â^psvwxûv xaî ■XsovTôJ^îç), l'éclat humide du regard (t-àv iJypoTïiTK ™v o[^i^iT(!iv) ", Les

sources littéraires ne nous ont pas laissé de documents plus précis pour contrôler le témoignage des monuments '.

Si l'on cherche à remonter jusqu'aux images du roi les plus voisines des portraits de Lysippe, les monnaies sont d'un faible secours. La tête juvénile d'Alexandre, avec la peau d'éléphant et les cornes d'Ammon, figurée sur les monnaies de Ptolémée Soter, est une image idéalisée. Les monnaies de Lyslmaque offrent certainement le type d'Alexandre '' ; mais elles sont de valeur très inégale, et d'ailleurs

1. Ainsi Démélrlos Poliorcète, Piutarqae JJémèfios, 41, cf. Sis, Roem. MillJidL, VI, 1891, p. 283 et saioantes. Platarqae attribue la mêma prétention Jt Pyrrhus, Pyj'cios, 8, të et à Pompée, Pomp., ch, 2. a. Plutarque, Alex. Magn., i.

3, Pour rétude des portraits d'Aleiaadre, voir surtout Stark, Zvxi Alexanderivp/e der Saminlaiiff Erbach und des Bi-Uischeii ituseams, Leipzig, 1879. S. Eeinaoli, Gaz. ai-ch , t. XI, 1836, p. 189-191. EmersOQ, Ameriain Journal of archaeology, t. II, 1886, p. 408, et III, 1S87, p. 21]. Koepp, Ueher daa BUdniss Alemtnd^'s des (îfoîîen, 53' programme pour la fêta de Wicckelmann, Berlin, 1892. Helbig, Cdlectioii BarraecOj p. 48 at Seadiconli deÙAicad. dei Lincâ, IV, 1S9B, p. 23.

4. Nane, ZeHackrift Jùr NumUmatO: de fon Sallet, VIII, 1881, p. 29-58. M, Kaue a essajc de montrer que ce tjpe, dans les plus belles pièces, dérire d'on portrait fait par Lysippe. Cf. Koepp, p. 12.

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de Londres, d'une exécution très adoucie et comme affadie, rentrerait plutôt dans la série des portraits de convention, et on y chercherait vainement le style net et précis de Lysippe. Divinisé soua des formes très différentes, identifié avec Zeus Ara-

mon, avec Héraclès, avec Dionysos, Alexandre prend dans l'art postérieur à Lysippe les expressions les plus diverses. On imagine sans peine quels aspects multiples les successeurs du maître sicyonien ont pu prêter à cette physionomie devenue légendaire, et quelles altérations elle a pu subir sous le ciseau des artistes qui travaillaient de seconde main. Ainsi l'hésitation est permise en présence d'une belle tête colossale du Capitole (fig. 226)'.

Quelnom convient à cette tête coiffée d'un bandeau où s'ajustaient des rayons de métal? Est-ce un Hélios? Est-ce un Alexandre divinisé avec les attributs du dieu du soleil? La seconde hypothèse nous paraît la plus juste. La tête du Capitole a gardé en effet plusieurs des traits qui caractérisent Alexandre : l'agence-

Fig. 336. ~ Alcsaudte eu Heiios Tèti (Rome, Jluséâ d.ii Capitole, S/a>is

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