Helbig-Toutain, GmJe, T, n" 531. Arndt-BiUckmanJi, n
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ment tourmenté de la chevelure, relevée eu crinière de lion, la forme du front, avec une saillie très marquée au-dessus des sourcils, i'inclinaison du cou sur l'épaule gauche. Le sculpteur a certainement pris pour point de départ un portrait du roi ' ; mais en accusant l'expression passionnée et impérieuse, il a visé à donner au visage comme un
air de puissance surhumaine. Sans aucun doute, ces images idéalisées, oh le souci de la ressemblance se perd graduellement, ont dû fournir à la plastique des thèmes très variés ; on ne s'étonnera pas d'en retrouver quelque chose dans des types qui n'ont plus avec celui d'A-
1. M. Helbig croit le retronvci' dans tra marbre de la coHection Barracco (Coll. Barracco, pi. LVIT, LTIIa, p. 43-45), il l'attribne à nn artiste de la seconde école attique ; Mélanges de V École fr. de Eame, t. XIII, p. B73, iiot« 3.
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lexandre qu'une parenté lointaine, témoin la tête de Florence désignée sous le nom d'Alexandre mourant (fig. 227) '. Cette tête au regard douloureux, levé vers le ciel, peut appartenir à un personnage héroïque ou mythologique; elle date de l'époque hellénistique, et relève d'un genre nouveau qui ne va pas tarder à se manifester, celui de la sculpture d'expression.
Nous n'avons pas à étudier ici toute l'iconographie d'Alexandre. Nous nous bornerons à signaler quelques types qui paraissent dériver plus ou moins directement des statues de Lysippe. Le Musée de Naples possède une statuette de bronze trouvée à Herculanum, et représentant Alexandre à cheval (fig. 228) ^ Le roi est tête nue, revêtu de son armure ; emporté au galop de son cheval, l'épée haute, i! semble mener une charge furieuse. N'y faut-il pas chercher le souvenir de la figure principale du groupe de Dion, de l'Alexandre chargeant à la tête de l'escadron royal des hétœres? Si l'on a pu songer au combat équestre d'un élève de Lysippe, Euthycratès, nous reconnaîtrions plus volontiers ici la manière du maitre sicyonien. L'Alexandre appuyé sur sa lance a dû provoquer d'innombrables copies. Une statue du Louvre, trouvée à Gabies, en dérive peut-être, mais à travers combien d'intermédiaires*? Une longue série de petits bronzes nous conserve des variantes du même type ■* que Ton retrouve encore dans une statue de bronze de Munich '^. Il serait toutefois bien imprudent de prétendre remonter jusqu'au prototype, en considérant cette suite d'effigies conventionnelles, transmises d'âge en âge jusqu'à l'époque de l'empire romain.
Dans une vie aussi longue et aussi remplie, Lysippe a pu toucher à bien des sujets. Pline hù attribue une joueuse de flûte ivre, qui semble être un sujet de genre ". Mais surtout il a droit à une place importante parmi les « animaliers » grecs. Un génie aussi épris de naturalisme a dû apporter, dans les figures d'animaux, un sentiment profond de la
1. Horence, Musée des V^i, n" 515. Braan, Deaimaeler, n" 264. Baumeiater, Benhii, des Mass. Alterthioai, I, p. 43, fig. 48. Koepp, p. 21.
2. Bromi ^Ercolam, t, II, pi. 61 et 62. Musco Borbwùao, t. III, pi. XLIU, Koepp, p, 15.