I. Pline, Nat. Bxst., 3i
Hosted by
LA I-IN DBS ANCIENNES ECOLEa 447
tent plus que d'autres attachées à une sorte d'esprit conservateur; et il faut bien qu'il en soit ainsi, puisque la renaissance postérieure à 150 est en réalité un retour aux anciennes formules, une réaction contre les excès du style hellénistique. Pour procéder avec méthode, nous devons donc tout d'abord faire la part de ces survivances de l'esprit classique. Nous devons suivre le prolongement des anciennes écoles, formées sous l'influence de Praxitèle, de Scopas et de Lysippe, et qui comptent encore des représentants sous les premiers successeurs d'Alexandre.
g 1. — LA TRADITION ATTIQUE.
Après le dernier eifort qui est venu se briser à Crannon, Athènes a perdu son indépendance. Démosthène mort, Hypéride livré au supplice, le parti national décimé par l'exil, il n'y a plus pour elle d'existence politique ; la garnison macédonienne établie à Munychie suffit à lui rappeler sa déchéance. Pourtant, sous la domination de la Macédoine, les Athéniens peuvent au moins conserver l'illusion de la suprématie intellectuelle. Le maître que leur a donné Cassandre, Démétrios de Phalère, est un lettré, un artiste, et par surcroît un homme habile qui procure à Athènes dix années de pais, avec la prospérité matérielle'. Sous son administration, de 317 à 307, les atehers d'artistes sont en pleine activité. En moins d'une année, on lui élève 360 statues qui le représentent à cheval ou monté sur son char ; le grand peintre Protogène travaille à la décoration du Bouleutérion ; l'architecte Philon achève le grand portique commencé à Eleusis en avant du sécos ^. Mais c'est le dernier éclat que jettera l'art attique. Après l'indépendance illusoire que lui rendra Démétrios Poliorcète, après les velléités de lutte réprimées dans la guerre de Chrémonide, Athènes tombera politiquement au rang d'une ville de province. C'est à sa gloire passée que s'adresseront les flatteries prodiguées par les nouveaux maîtres du monde grec.