Goelec von Eavenslrarg, pi
B. Voir E. Pottier, hi Statueltei de terre mite, p, 176 et auîTautes. 4. Eayet, ilfon. de l'ari antique, II, pi. 44. Brunn, Deakmaeler, 40.
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LA FIN DBS AHCIENNES ÉCOLES. i'!^
à une œuvre praxïtélienne. Ce morceau d'un style si large trahit plutôt la manière d'un élève plus ou moins direct de Scopas, travaillant vers la fin du quatrième siècle.
La prospérité de la ville de Traites se développe surtout au temps des rois de Pergame, C'est un des centres asiatiques où noua verrons plus tard le mouvement hellénistique se manifester avec le plus de force. Il n'y en a que plus d'intérêt à j rencontrer, au troisième siècle, des œuvres inspirées par des modèles antérieurs à Alexandre. C'est d'abord une tête de femme du musée de Smyrae, où le style de Scopas se combine avec des formes hellénistiques pour le rendu de la chevelure '. C'est encore une tête de la collection du BelvédèreàVienne, achetée à Tralles, eu 1871, par l'amiral de Millosicz -.
Qu'elle dérive d'un original praxilélien ou d'une œuvre de l'école de Scopas, elle offre une parenté évidente avec la Vénus de Milo, et nous donne une excellente idée de la sculpture trallienne au troisième siècle. Un Apollon trouvé près du théâtre de Tralles, nous montre un exemple curieux d'une statue faite de morceaux rajustés, comme la Vénus de Milo; l'attitude languissante, le bras droit ramené au-dessus de la tête, nous rappellent un motif familier à l'école de Praxitèle (Ëg. 248 ) ^.
1. S.Eeinaoh,B«;;. di corresp. hdlm.,lSSS,'p. 175-176, pi. HI. La prOTenamoe indiquée est Tralles.
2. Benndorf, AfeS.yjijr. Mitlheil. aaa Œ>terreich,iy,lS&0, p. 66, 72. E.TOnSclmeider, Peiersiciidef Wiewr Kmistkisiorischen Sammhmffen, 1891, p. 78.
8. Nous avona" publié la tête de la statue, Eei>.arch.,lSSS, I, p. 259, pi. XVI. Cf . Joubiu, Ca!al. des sciiîpimti da musée impérial ottoman, u" 9.
!17. — Aplurodite, tète en bro e È, Erzindjâji (Bi-Itïsh Mus.
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478 L'AKT HELLENISTIQUE.
Enfin on rattache sans peine à la tradition de Scopas une charmante tête d'Aphrodite découverte à Pergame (fig. 249) '. On l'a parfois rapprochée de la Vénus de Milo; mais l'arrangement de la coiffure ne trahit qu'une très lointaine ressemblance, et le regard levé vers le ciel, la bouche entr'ouverte, lui donnent une tout autre expression que nous avons plus d'une fois relevée dans des œuvres de l'école de Scopas.
Hésiterons-nous à reconnaître ici une adaptation hellénistique d'un type créé au quatrième siècle ?
Il faut descendre assez bas dans l'histoire des écoles asiatiques, pour constater une évolution plus décisive. Je ne sais si l'on est en droit d'attribuer à un artiste de l'Asie Mineure le Poséidon colossal découvert à Milo en 1877, et conservé à une place d'honneur au musée central d'Athènes (fig. 250) ^ Mais j'inchne à le croire, et l'œuvre ne parait pas antérieure au début du second siècle.
L'attitude est encore classique. La main droite appuyée sur le trident de bronze, le plis de l'himation qui couvre le bas
Pig. 3i8 — Apolloi
près du tbeâtre de Tralles (Musée d
Coustantinople ).
. G-tizel Hiaaîu-, Tclimllr-Kiost,
dieu retient de la i
gauche 1
1. ZeilscJiri/iJiirbild. Kunsi, deLiitzow, 1880, XV, 161. Miuray, Greeh Sciilplitre, pi XXXII. Brnnn, Denlmaeler, n" 15fl.
2. Voir notre si-tMe, Bull, de corresp. hdlén., XIII, 18SB, p. 498, pi. III. Cf. CavTadias, Catalogue, n" 235,
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LA riN DES ANCIENNES ECOLES. 479
du corps. La physionomie est impérieuse, le port de tête hautain. En dépit des mérites de style, l'ensemble a un accent déclamatoire quinous avertit que l'art incline vers la pompe et l'emphase. Le sculpteur a subi des influences venues de Pergame ou de Rhodes ; les liens qui rattachaient à la vieille Grèce l'art du troisième siècle se sont déjà relâchés. Il serait intéressant de constater, dans la sculpture monumentale du troisième siècle, la persistance des principes de "" style appliqués au quatrième dans la décoration du Mausolée ou de l'Artémision d'Ephèse. Malheureusement nous ne trouvons pas d'exemples assez rigoureusement datés pour offrir des points de repère'. Il y a, il est vrai, un grand sanctuaire du troisième siècle dont la décoration sculpturale nous est connue. C'est le temple d'Artémis Leucophryné , construit par Hermogénès, à Magnésie du Méandre, et qui offre le premier exemple d'un
temple grecpseudodiptère-. Grâce aux fouilles de Tesier et de Cierget, le musée du Louvre possède environ 75 mètres de la frise, représentant un combat de Grecs et d'Amazones^. Le sujet est classique, et la
- Tête de femme, trouTée à Pergame (Musée de Berlin).
1. On connaît des sculptures provenant du temple de Dionysos à Téos, et attribuées an second siècle. Maâa la temple a été remanié à l'époque romaine. Pullan, Antiquitiei of loiiia, IV, pi. XXII-XZV, Une médiocre frise en relie! dont lep fragments sont encastrés dans les nmrailles de la, citadelle tueqne de Cos, ne provient certainement pas de l'Asclépiéion. Les fragments sont publiés par Benndort et Kiemann, Reiien in Lykkti uni KarUa, I, pi. 11-111, p. 13.