Eayet et Tiiomaa, Milet, pi. 4. UMac, II, 117, O.-J
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composition est traitée dans le même esprit qu'au Mausolée; mais l'exécution est tellement grossière dans certaines parties, qu'on peut se demander si la frise, dans son ensemble, est vraiment contemporaine de la construction du temple '. Ou sait qu'au second siècle le temple fut réparé et subit de nouveaux remaniements à l'époque romaine ^ L'hypotbèse d'une restauration romaine de la frise reste toujours possible, et ce n'est pas sur une oeuvre aussi médiocre que nous pouvons juger la sculpture monumentale du troisième siècle en Asie Mineure.
On reste au contraire dans la tradition du meilleur style avec la belle frise en marbre de Parcs, découverte à Rome, et conservée à la Glyptotbèque de Municîi ^ La destination arcbitecturale de la frise est attestée par les deux pilastres qui coupent la composition en trois parties ; une partie centrale, correspondant à la longueur du mur de la cella ; deux autres plus courtes , qui pouvaient, comme au Théséion, prolonger la frise au-dessus des portiques latéraux. A voir la direction des figures, convergeant vers le centre, on reconnaît «ne grande composition décorative, d'une parfaite unité. Le cortège nuptial de Poséidon et d'Âmphitrite, tel est le sujet développé par le sculpteur avec une brillante fantaisie. Au centre, le couple divin, assis sur un char que traînent deux jeunes Tritons, l'un jouant de la lyre, l'autre soufflant dans une conque marine (fig. 251). Derrière, suivent trois Néréides ; la première, demi-eauchée sur ia croupe d'un hippocampe, enveloppée par les replis de la queue de sa monture, semble faire une libation; deux autres, portées par un dragon marin et un Triton, se laissent indolemment bercer sur les flots. Cependant une partie du cortège vient au-devant des époux divins : c'est d'abord Dons, la mère d'Amphitrite, tenant les torches nuptiales (5àSs^ vuf^çixaî), et montée sur un cheval de mer, puis une nymphe marine, portant un coffret à bijoux; deux Néréides, dont l'une, vue de dos, s'appuie sur la croupe d'un jeune
1. Cf. Esoul Sochette, Joarsol des tavaati, oct. et norembre 1845. En annonçant les résultats des )ai!les nouvelles entreprises à Magnésie du Méandre par MM. Hnraann et Eem, M. Doerpfeld exrime les mêmes doutes. Mittheil. Athea, SVI, 1891^ p. 26B.