‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 237 sur 330 · Pline, Nai. Hht., -SI · texte numérisé non relu

Pline, Nai. Hht., -SI

3. n s'agit de l'es-ïoto consacré à Athènes par Attile. Diaa nn très intireisant mémoire, M. Michaelia a supposé qu'Épigonos était aussi l'auteur des statnes d'Athènes, et que le sujet en question y figurait pour II première fois. Jahrb. du arch. Inat., TIII, 1893, p. 113. Nous nous rallions plus Tolcoitiers à l'opinion développée par M, S, Eeinach, RseM des Études grecques, TI, 1894, p. 37-44,

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là une pensée qui pouvait facilement se présenter à l'esprit du sculpteur; tout au moins, entre un tel sujet et celui du groupe Ludovisi, la communauté d'inspiration est évidente.

Faut-il insister sur la nouveauté de ces conceptions? Jamais la sculpture n'avait fait un appel aussi direct au pathétique, au drame, aux émotions violentes qui parlent aux nerfs autant qu'A l'âme ; jamais elle n'avait représenté, avec un tel luxe de détails réalistes et de blessures saignantes, des scènes dont l'effet est sûr : barbares s'entr' égorgeant, guerriers mourants, enfants caressant le cadavre de leur mère. Mais si les artistes de Pergame nous apparaissent comme d'habiles dramaturges, ils ont d'autres mérites, peut-être plus solides. Avec eux, entre dans l'art grec ce qu'on peut appeler la vérité ethnographique. La sculpture gréco-romaine leur empruntera le type désormais fixé de ces barbares du Nord, Gaulois ou Germains, dont les Romains connaîtront à leur tour le courage et l'audace'.

Ce thème des défaites galatiques, les artistes de Pergame l'ont plus d'une fois repris. Un peintre s'en était inspiré dans un tableau célèbre qu'envoyait parmi les œuvres d'art de l'Acropole; une terre cuite de Myrina, représentant un éléphant qui foule aux pieds un Galate, reproduit peut-être un groupe sculptural appartenant au même cycle ^. Nous allons voir les types barbares reparaître dans un nouvel ex-voto qui est aussi l'œuvre des sculpteurs d'Attale I. En l'année 301 , le vainqueur des Galates visite Athènes. Il y est reçu avec des honneurs extraordinaires. C'est sans doute en souvenir de ce voyage qu'il consacre sur l'Acropole d'Athènes un monument votif, comprenant, comme celui de Pergame, tout un ensemble de figures réparties en quatre séries : une Gigantomachie, le combat des Athéniens et des Amazones, la bataille de Marathon, enfin la défaite des Galates en Mysie. D'après Pausanias, l'ex-voto se trouvait placé près du mur sud de l'Acropole \ Les statues étaient de petites dimensions-, hautes de deux coudées, c'est-à-dire d'environ un mètre ; et elles étaient assez voisines du mur pour que, un

1. Voir l'étude de M. S. Eeinach : les Sardois dans l'art aniiqne,Eev. Lrlic. 1898,11, p. 273, et 18S9, I, p. 10,317.

2. Pottiec et S. Reinach, la Nécropole de Mj/rina, p. 318, pi X.

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