Xéaoplion, De l'équitatio», ch. XII
3. Xénophon, ouvr. cité, ob. XI. On lira toujours avec un TÎf plaisir la spirituelle étude de M. Cherbuliei, A propos d'un chesal, Paris, 1360. Voir aussi les rapproohenienfa établis entra le teste de Xénophon et le type du cheTal attique par M. E. Pottier, MonaiaeiiU fireci, 1S82-138*, p- 19 et smvanfes .
3. La place faite anx concours de oaTaliera aus Panathénées semble avoir été fort restreinte et les inscriptions les plus anciennes qui en fassent mention datent du quatrième siècle. Voir sur cette question Albert Martin, les Cavaliers athèiikas, Paris, Thorin, 1886, p, 223 et suivanteî. Cf. du même auteur l'artiola équités, Dici. des Aaiiqatiéi gr. et romaines.
4. Voir Xénophon, Bipparqae, S, 2; 11, 1. Démostbène, Philippique, I, 26, et les testes cités par Michaahs, Ser Paithevon, p. 831.
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Pig. 33. — CiTalicra. Frise dn nord, XXSil-XXX;] I, (BriUt,]! Aluacum.)
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orgueil de race, voire même par dilettantisme, professent pour l'équi-tation un goût passionné, et que les peintures de vases nous montrent si sou vent paradant sur des chevaux de luxe, ou s'initiant dans le manège à toutes les règles de l'art hippique'. Rien, d'ailleurs, ne semble plus éloigné de la pensée de l'auteur que de représenter un corps de cavalerie défilant sous les ordres de l'hipparque. Sans doute nous voyons çà et ià certains détails d'équipement et de costume empruntés à la tenue
équestre des Athéniens. Tel cavalier porte le casque à aigrette, avec la cuirasse souple à lambrequins ; d'autres sont coiffés du chapeau thessalien, ou du bonnet de peau de renard (àXw-ïDifç); plusieurs portent aux jambes les emlades, c'est-à-dire les hautes bottines à retroussis flottants. Mais à vrai dire ce sont là comme des éléments pittoresque dont l'artiste use avec une grande liberté. Et voici d'autre part des cavaliers entièrement nus ou vêtus seulement de chlamydes qui volent au vent.
Voir une coupe de Munich, P. J, Meier, Arah. Zeitung, 1885, pi. XI, e 5, ieeB-I88â. Cf. P. Gimrd, l'Éducation athénienne, p. 212.
:ticle des Monuments
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Fig, 35. ~ CiivalierB. Friea dtt ttocd, XXSVI-XSSIZ. (BidlàBh Mnaeimi.)
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laissant à découvert des corps sveltes et robustes. Qu'on examine d'ailleurs ces visages presque tous juvéniles, leplus souvent empreints d'une exquise distinction; que l'on considère la grâce réservée, la dignité de tenue qui donnent à certaines de ces figures un charme si pénétrant, on ne se méprendra pas sur le sentiment qui a guidé l'artiste. La cavalcade du Partliénon est la glorification de lajeunesse athénienne et l'Athènes de Péi-lclès pouvait y reconnaître avec orgneit les plus beaux et les plus brillants de ses enfants.
La frise de la cella est une œuvre d'art, et non un tableau 4'hlstoire. On se tromperait fort si i'on prétendait y retrouver tous les détails connus par les testes. Ni le peplos ni le vaisseau sacré ne figurent dans la procession de marbre ; aucune place n'y est attribuée aux hoplites qui faisaient partie du cortège'; on sait aussi que ni les chars ni les cavaliers ne pénétraient sur l'Acropole , et d'ailleurs la présence du groupe des dieux sufBt à nous avertir que le sculpteur ne s'est pas asservi à une imitation littérale de la réalité. La frise nous apparaît au contraire comme le rêve d'une âme d'artiste, Euggéré par un des plus beaux spectacles qui pût l'émouvoir, et cette procession sacrée dont l'harmonieuse ordonnance se déroule lentement, ce cortège de cavaliers s'avançant à flots pressés et tumultueux, semblent se mouvoir dans une atmosphère idéale, sous la lumière d'un ciel divin.
Aucun texte ne nous renseigne sur les artistes qui ont pris part à l'exécution de cette longue suite de bas-reliefs. Qu'elle soit mie œuvre collective, cela n'est pas douteux. Certaines parties accusent un faire timide et un peu sec qui contraste avec le style large et aisé de la plupart des morceaux. Mais ce sont là des inégalités de facture qui n'enlèvent rien à l'unité d'un ensemble oii l'on ne saurait méconnaître une même pensée et un même style : la pensée de Phidias et le style de ses élèves directs. On peut même aller plus loin, et admettre que Phidias a dessiné les cartons de la fi-ise, et modelé les morceaux de l'esquisse qui devaient donner aux sculpteurs de son atelier comme une sorte d'indication générale. Nous pouvons donc étudier dans la frise,