J. Sis, Rosm. MiltheU., IX, 179-4, pi. V, p
2. Voir notre notice dans Bayet, Mon. de l'art antique, II, pi. S9. Répliques an Louvre, Albani (Helbig-Toutain, II, n" 710) an Capitole {ibid., I, n» 469). Réplique ti-ouïée au Pal; couronne de Kerce Brizio, Amiali, 1878, p. 98-106 pi. L.
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rehausser un motif anecdotique, emprunté à la vie quotidienne, et lui donner une portée bien supérieure k celle d'une œuvre de genre. Lorsque, au cinquième siècle, Lykios s'inspire d'une donnée très réaliste comme celle de l'enfant soufflant sur des charbons, ou tenant un aspersoir; lorsqu'un autre sculpteur moQtre un jeune garçon vainqueur à la course, arrachant une épine de son pied ensanglanté, ils peuvent avoir des visées plus hautes que de raconter avec esprit «ne anecdote. Qu'un maître hellénistique reprenne, avec un sentiment différent, le motif du Spinario; le jeune coureur de tout à l'heure deviendra un enfant quel conque, victime d'un accident insignifiant, et c'est bien ainsi que nous apparaît le Tireur d'épine du British Muséum '. L'art du cinquième siècle a représenté des personnages mythologiques se livrant au jeu des osselets ; les astragaUzontes de Polyclète étaient sans doute les deux Dioscures.
Transportez le sujet dans la vie réelle, imaginez, au lieu des deux héros, des garçonnets s dans une partie de jeu :
vous aurez le motif d'un groupe du Britisb Muséum, qui est une pure scène de genre '^. Deux enfants jouent aux osselets ; mais la partie finit