‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 280 sur 330 · LA RENAISSANCE GEÉCO-ROMAINE · texte numérisé non relu

LA RENAISSANCE GEÉCO-ROMAINE

deux statues d'Olympioaiques, qualifiées des noms de Nestor et Priam, figurent dans le défilé. Beaucoup de ces œuvres d'art sont placées dans le temple de la Félicité, constrait par L. Licinius Lucullus avec le butin fait en Espagne, en 151 ; d'autres sont distribuées aux villes italiennes et aux provinces. Il est à peine besoin de rappeler que le pillage de la Grèce continue au premier siècle, que Sylla dépouille Delphes, Olympie, Epidaure, et qu'avec les campagnes de Lucullus et de Pompée, de nouveaux trésors d'art viennent s'ajouter à ceux dont regorgent déjà les monuments de Rome.

Il se forme bientôt un public d'amateurs capables d'apprécier les œuvres grecques. Au temps de Gicéron, on voit se dessiner très nettement un mouvement de curiosité et de dilettantisme, dans lequel la mode a sa part. Les témoignages de Cicéron sur ce point sont bien connus. Tout a été dit sur Atticus, ce Romain hellénisé, qui se prête au rôle de courtier, et achète des statues en Grèce, pour le théâtre de Pompée, ou pour la villa de Cicéron à Tusculum'. Il est de bon goût d'orner sa maison de marbres grecs. L'habitation de Tafiranchi Clirysogonus en est remplie. Scaurus dépense à enrichir ses collections l'héritage de sa mère et de son beau-père Sylla. Appius Claudius fait le voyage de Grèce pour en rapporter des tableaux et des statues. 11 y a déjà à Eome des marchands d'antiquités, des experts of&cieux, des courtiers, des restaurateurs de statues, efc plus d'uii Grec, sans doute, y est attiré par ces métiers lucratifs. C'est une physionomie bien caractérisée que celle de C. Avianius Evander. Grec d'origine, sculpteur et toreuticien, il est amené d'Athènes à Alexandrie par Antoine. Conduit à Rome, vendu comme esclave à M. iEmilius Avianianus, puis aflfranchi par lui, il exerce le métier de sculpteur, et de marchand d'œuvres d'art. Cicéron s'adresse à lui pour acheter des statues, par l'intermédiaire de Fadins Gaîlus. On le charge de remettre une tête à une Artémis de Timothéos, consacrée dans un temple d'Apollon ^ Amateurs et marchands ont des lieux de rendez-vous, les atria aucUonaria, qui font songer aux salles de nos hôtels des ventes. Il s'établit des cours, souvent très élevés, pour le marché des œuvres d'art. Une sta-

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