‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 281 sur 330 · Voir 6. Boiasier, Cicéron et ses amis, p · texte numérisé non relu

Voir 6. Boiasier, Cicéron et ses amis, p

3. Voir Brann, Griech. KiittitUr, I, p. 517; Cf. Haraer, Die nea-altiichen Relie/s, p. 186.

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tue de bronze de moyenne grandeur coûte environ 25,000 francs de notre monnaie ;Hortensius paie 144,000 sesterces, environ 31,600 francs, un tableau grec du quatrième siècle '.

Ce serait une erreur de croire que la mode ou une curiosité banale provoquent seules cet engouement; il correspond à un réel développement du goût et de l'érudition. Mais comment cette élite éclairée avaitelle acquis les notions qui dirigeaient ees choix? Comment la critique d'art avait-elle pénétré à Rome? Il faut se rappeler un fait historique très digne d'attention. En 133, le dernier roi de Pergame lègue aux Eomaius, avec son royaume, ses richesses d'art et sa Bibliothèque. Or, c'est précisément à Pergame qu'a pris naissance l'étude critique et historique de l'art grec. C'est là que des érudits ont constitué un canon des sculpteurs les plus célèbres de la Grèce, Kallon, Hégias et Calamis, les derniers maîtres archaïques ; Myron, Polyclète, Phidias, Alcamènes, pour le cinquième siècle; Praxitèle, Lysippe, Démétrios, pour le quatrième siècle ". Une telle liste est très siguilicative, car tandis que les artistes hellénistiques en sont exclus, nous y voyons figurer les maîtres dont les oeuvres vont être copiées et reproduites avec une singulière prédilection. On ne se trompe giière, croyons nous, en attribuant à la critique pergaménienne une part considérable dans le mouvement si marqué qui oriente vers l'époque classique le goût des connaisseurs.

Ce mouvement ne se manifeste pas seulement par l'admiration croissante témoignée aux œuvres des anciens maîtres grecs. Il s'accuse encore par la vogue qui remet en faveur des formes de style délaissées pendant la période hellénistique. La clientèle romaine pour laquelle travaillent les artistes vivants, leur demande des copies, des adaptations d'oeuvres célèbres, des productions plus ou moins dérivées des modèles classiques. Ces artistes ne sont pas toujours de simples praticiens ; ils ont leur part personnelle dans cette direction du goût public qui, par une sorte de dilettantisme éclectique, s'intéresse aussi bien aux œuvres sévères et charmantes de l'archaïsme grec, qu'aux élégantes conceptions de Praxitèle. Un passage souvent cité de Pline caractérise

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