‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 283 sur 330 · Eev. ai-oh., 1868, pi · texte numérisé non relu

Eev. ai-oh., 1868, pi

4. Ainsi dans dens fragmenta tronyéa euï l'Esquilin, aujourd'hui au Vatican. Friedsrichs-Wolters, Gipiabg., -a"' 187S-1377, Hanaer, ouvr. cité, p. 44, n" 60.

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et reçu de l'État ou des particuliers de fréquentes commaDdes. Le premier Euboulidès est Fauteur d'une statue que Pline désigne d'un nom assez énîgmatique, le digiUs computans, « celui qui compte sur ses doigts »'. Comme l'a reconnu M. Milchhoefer ', il s'agit de la statue du stoïcien Chrysippe, mort vers 206, l'inventeur du.sorite, forme de raisonnement qui procède par l'addition ou la soustraction successive d'unités; on comprend dès lors que l'artiste ait reproduit, comme un geste caractéristique, cette mimique des doigts. La statue de Chrysippe est bien celle qui, d'après le témoignage de Cicérou, se trouvait au Céramique d'Athènes ' ; le philosophe était assis, une main tendue en avant (^orreda manu). Un marbre du Louvre nous en a conservé une copie'. A voir cette œuvre correcte, apparentée de très près aux statues iconiques du troisième siècle, on reconnaît dans Euboulidès l'héritier direct des successeurs immédiats de Praxitèle. L'auteur de la statue de Chrysippe semble d'ailleurs avoir fait à Athènes une certaine figure. On l'identifie sans peine avec cet Eubouhdès, fils d'Eucheir, Athénien, dudème de Kropia, mentionné dans une inscription de Delphes avec la qualité de prosène des Delphiens ; le même artiste est nommé dans une liste d'épimélètes athéniens ^ En nous renseignant sur le rang social qu'occupe Euboulidès, ces inscriptions permettent par sucroît de déterminer la date oh iJ est en pleme activité; elles appartiennent ans premières années du second siècle.

Son fils, Eucheir, est cité par Pline avec le groupe des sculpteurs qui traitent des sujets courants, personnages armés, chasseurs, sacrificateurs '. Il a lui-même un fils, Euboulidès le jeune, et s'associe avec lui pour exécuter la statwe de Miltiade, fils de Zoïlos, un bourgeois d'Athènes, que la ville récompense ainsi d'une participation généreuse aux dépenses occasionnées par la célébration des fêtes de Thésée, vers 150 environ l On fait certainement en Grèce une f

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