‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 285 sur 330 · Pansanins, I, S · texte numérisé non relu

Pansanins, I, S

2. Lœwy, hschr. gr. BUdh., d" 228. Su VII, p. 81. LoUing, ibid., XÏJ, p. 865, { dargàtracbt, p. ^6-50.

d'Eul^onlidès, voir L, Jnlius, Mittheil. Àlien., ,p.368. Mikbhoeter, Jreh.Studim H. Brv,™

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622 L'ART CEEEC A ROME.

vérité du type, la Pallas de Velletri ' ; nous n'avons cependant aucune raison d'y voir une simple copie d'un original du cinquième siècle ; c'est plutôt une adaptation d'un type créé dans l'école de Phidias. Un torse de mêmes proportions, auquel est rajustée une tête qui ne lui appartient pas, bien qu'elle provienne également du monument d'Euboulidès, est peut-être un fragment d'une statue de Muse (fig. 327)^. La souplesse de la facture, le travail élégant des plis, attestent que l'artiste s'est inspiré d'un bon modèle attîque, antérieur à Alexandre. Nous voyons donc se dessiner avec plus de précision le mouvement de renaissance signalé par Pline. Eubouîidès représente assez bien pour nous cette école de sculpteurs habiles et soigneux, peu soucieux d'inventer des formes nouvelles, mais très capables de s'assimiler le le style des anciens maîtres.

Voici une autre famille de sculpteurs athéniens dont l'histoire n'a pas moins d'intérêt, car plusieurs de ses membres vont travailler à Rome pour Métellus, après l'année 146 '. Rien de plus compliqué que la généalogie de cette famille, où alternent les noms de Polyclès et de Timarchidès. La discuter en détail, ce serait entraîner le lecteur dans une minutieuse et aride discussion de textes. Sans énumérer toutes les combinaisons proposées , nous adopterons le tableau dressé parM. Gturlitt, et qui concorde avec le témoignage des inscriptions '.

1. MiiiheiL Alken, VII, pi. 5. Braiin, i>siiimcrfer, n° 4B. Ot MUtheil Athen, XIT, p. 387; Fnttwaeaglet, Màtterwerke, p. 306.

2. Ross, Arok. Aafsaaze, pi. 12-13. P. Wolteta, Mkiheil. Aihfii,Jll, p. 369.Bj:unn, I>enimoe;er,n°49.

3. Le teste principal est celui âe Pline, qui énumère les artistes ayant travaillé pour Métellus. a £uia (Apolliuein) qni citharam. In eodem templo tenet Timaroliîdes feoit, intra Octavife Tero porticns in îBde Jvmonia ipsam deam Dionysius et Polydes aliam,... idem Poljcles et Dîonyflius TimarchidLs filius JoTem, qni est in pcoKuma œde, fecérunt. », Pline, Nat. nkt., 36, 3^-35. U'autrea manoscrits portent ; e Polyclès et Dionysius Timarchidis ^ij. » On verra plus loin que la, leçon jîKi paraît justifiée.

4. W. Gurlitt, Uelei- Paaaatâas, p. 383 (Graz, 1890). Paimi les travaoï antérieurs ou contemporaine, nous citerons : Bcnnn, Grleeh. KSaitUr, I, p. 640. HomoDe, Bull, de corrssp. hMn., 1881, p. 390, C. Robert, Eermes, 1884, p. 304. Lœwy, Inschi: griecli. Bildh., p, 170-177. P. Paris, Hale'sj p. 126,

Voici le tableau généalogique étatli par M. Gurlitt.

Polyclès I d'Athèaee (

yers 190).

Tirnoolès (ve

rs 156).

Timaicliidès I (vers 140).

Polyclès II (^

rars 140).

Dionysios (vers 140, et après 130)

Timarchidès II, Athénien, du déme de ThorikoB (après 130).

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624 L'ART GKEC A BOMB.

ne peut donc plus mettre en doute l'existence d'un Timarchidès IL C'est lui qui travaille à. Délos avec son oncle Dlonysios, et cette filiation fournit x\n argument sérieux pour placer an moins après 130 l'exécution de la statue délieune qui porte la signature des deux artistes. Il s'agit de la statue d'un Eomain, C. Ofellius Férus, découverte à Délos par M. Homoîle ' (fig. 328). Elle était placée dans une des niches qui décoraient un des portiques de l'agora, embelli, sinon construit, par la nombreuse colonie de Romains établie à Délos pour y faire le commerce et la banque; les Italiens de Délos l'avaient élevée ea témoignage de reconnaissance pour les bons offices qu'ils avaient reçus d'Ofellius.

La date de la dédicace n'est pas certaine ; elle se place tout au moins après le voyage de Dionysios à Rome, dans la seconde moitié du second siècle.

Ofellius pouvait être satisfait de cette statue honorifique où les deux sculpteurs grecs l'avaient représenté avec la nudité des dieux et des héros, le bras droit levé, comme un orateur qui débite une harangue, ou comme une divinité qui fait un geste de protection. Pourtant les artis-

; Dé us)

1. HomoUe, Bull, de con-esp. hellén., 1831, p. 390, pi. XII. La signature est la si Tijiap^iSov -ml Tijiipx'^l' IloXuxXéouî 'A6)]vaToi ijcob\aa-i. Cf. Loewy, oun. cité, n" S

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