Annali deU' Init., 1861, pi. O. Hausec, p. 68, n
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tique du cinquième siècle '. Deux bas-reliefs de Lisbonne représentent les quadriges d'Hélios et de Séléné précédés de coureurs. D'autres répliques de cette même composition, disséminées dans divers musées, attestent l'existence d'un prototype, auquel s'est adressé l'auteur de cette œuvre élégante et froide ; et l'on ne peut que souscrire à l'opinion de M. Homolle qui place au quatrième siècle l'invention du motif originaP. On pourrait multiplier les exemples; ceux-ci suffisent, croyons-nous, à nous édifier sur les procédés de composition des néoattiques, à montrer quelle pauvreté d'invention dissimule leur incontestable habileté de main. Leur clientèle romaine s'accommode fort bien de ces adaptations; mais les ateliers attiques établis en Italie n'en ont pas inventé la recette. Les danseuses voilées du théâtre de Dionysos, nous apprennent que ce style d'imitation prend naissance à Athènes, pour fleurir ensuite sur le sol italien.
Une série d'œuvres signées permet d'attribuer aux néo-attiques la diffusion d'un style un peu différent. Il est caractéiisé surtout par un curieux procédé de composition. Les figures sont simplement juxtaposées ; elles n'ont aucun lien entre elles ; on peut en retrancher, en ajouter, sans porter atteinte à l'ordonnance purement artificielle de la scène. Le sculpteur mêle sans scrupules le style libre et le style archaïsant; la répétition fréquente des mêmes figures, dans les monuments de cette série, prouve d'ailleurs avec toute évidence qu'il les emprunte à un répertoire. C'est donc essentiellement un style décoratif, qui se prête à la production rapide, et convient pour l'ornementation des grands vases de marbre, amphores, cratères, rhytons, ou pour celle d'objets divers, tels que les bases de candélabres ou les supports d'ex-voto ^ Nous touchons ici à un art véritablement industriel. Les monuments signés sont tous des œuvres d'artistes néo-attiques. Le musée de Naples possède un cratère exécuté par l'Athénien Salpion, et orné d'une frise qui représente Hermès apportant aux Nymphes Dionysos enfant '. Un rhyton de marbre, signé par Pontios, appartient aux premiers
1. Michaelis, Elit verloyenes attisches Rdief, Moem. Mitthdl, VIII, 1893, p. 201.
2. Homolla, Bull, de coire^. MUn., SVI, 1892, p. 3-25, pi. YIII-IX.
3. Pour l'analyse des formes, Toir Hauser, Dit neii-attischen Beliefs, p. 113.
4. Hauser, ihid., p, 8, n" 9. Cf. loewj-, Imckr. gr, Bildh., n" 338,
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