LES BAS-RELIEFS NÉO-ATTIQUES
temps de l'Empire ' ; la frise supérieure montre trois Bacchantes dansant auprès d'un cratère, figures d'un type connu, et reproduites sur d'autres monuments néo-attiques. Le style archaïsant revendique sa place, à côté du style libre, dans le décor d'un grand vase en marbre, conservé au musée du Louvre, et portant la signature de l'Athénien Sosibios (fig.
339) '. C'est une amphore dont la partie inférieure cannelée, le col décoré d'une guirlande de lierre, les anses ornées de volutes et reliées à la panse par des têtes de cygne, accusent l'imitation des types céramiques de la G-rande Grèce.
Sur la panse court une, frise sculptée : au milieu, un autel, et de chaque côté une figure archaïsante, Artémis et Hermès ; à leur suite, un cortège de personnages traités dans le style libre. Derrière Artémis s'avancent une Ménade jouant de la lyre, un Satyre soufflant dans une double flûte; derrière Hermès, une Ménade en délire tenant une épée et un quartier de chevreau, un pyrrhikhiste , et deux autres Ménades dont la dernière s'appuie sur un thyrse ^
L'examen de ces figures, les rapprochements qu'elles suggèrent, nous édifient sur les procédés de travail de Sosibios. L'artiste athénien
1. Rome, PalEÙsdes Conservateurs au Capitule : Helbig-Toutain, I.n» 578.