Métope XXIX. Brmui, Smhmaeler, n
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LE PARTHBNON. 15
la progression que nous indiquions tout à l'heure n'a pas été respectée. Les différentes scènes ont été mêlées, et la seule règle qui semble avoir été adoptée, est de les faire valoir l'une par l'autre. De là des oppositions, des contrastes; de là aussi l'impression d'ensemble qu'on emporte en considérant les métopes dans l'ordre où elles étaient pîa-
Lapithe (métope SSVII du Parthénon).
cées au Parthéuon : partout éclatent l'énergie physique, la fougue, et le mouvement; la lutte se poursuit avec fureur, et l'intérêt dramatique se soutient sans aucune défaillance.
A ne considérer que les métopes de la Centauromachie , les seules que nous ayons le droit d'apprécier, on ne saurait méconnaître dans la composition une certaine unité; il semble que la direction soit une, et vienne de haut. Il en est tout autrement du style. Là, plus que dans toutes les autres sculptures du Parthénon, nous constatons des
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différences très marquées, et nous y relevons les divergences qui caractérisent une époque de transition. Parmi ces sculptures, les unes ont encore la saveur légèrement archaïque de l'art contemporain de Cimon ; d'autres sont déjà plus libres ; d'autres enfin ont la souplesse et la perfection de modelé du grand style attique créé par Phidias '.
enlevant une femme Lapilhe (métope XXIX da Parthénon).
Cpïome spécimen de la première série, nous signalerons surtout la métope où un Centaure saisit un Laplthe à la gorge, et de sa jambe gauche repliée serre avec force celle de son adversaire (fig. 2) ^. Avec ses divisions très accusées, sa facture encore sèche et rigide, le torse du Lapithe rappelle la manière des vieux maîtres attiques,
1. Voie le classement proposé par M. Mlcbaélia, Dtr Parthenrm. p. 127. Ci. Waldstein, Essaya en thf art of Phidias, p. 90.