Loewy, Iitichr, gyieck. Bildh., p
6. Arch. Ameiger, 1883, p. Ï6-77. Cf. Hauser, Die nev-aUischea Selie/s, p. 96.
naïf, ia tradition de Calamîs. Il s'inspire des modèles antérieurs à Phidias pour créer un style pseudo-archaïque, et mettre à la mode ces figures élégantes et grêles, vêtues de draperies finement plissées, et animées d'un mouvement de danse, qui revivront sous le ciseau des néo-attiques.
Parmi les maîtres que l'on peut qualifier d'indépendants, en ce sens que les sources littéraires n'indiquent pour eux aucune filiation d'école, il faut compter Crésilas, originaire de la ville de Kydonia en Crète, mais qui a certainement travaillé à Athènes. On lit, en effet, sa signature sur une hase de l'Acropole, portant une dédicace d'Hermolykos, fils de Diitréphès. L'ex-voto qui s'y dressait était l'image en bronze d'un combattant blessé, criblé de flèches, mais gardant encore une attitude menaçante'. Etait-ce, comme le pense Pausanias, la statue du père d'Hermolykos, de ceDiitréphès qui, pendant la guerre du" Péloponnèse commandait les mercenaires thraces au sac de Mycalessos ^? On a de bonnes raisons d'y voir plutôt l'ancêtre du donateur, Ilermolykos, fils d'Euthoinos, un des héros de la bataille de Mycale ^ S'il en est ainsi, la période d'activité de Crésilas se place encore au temps de Périclès, et c'est du vivant du grand homme d'Etat que le maître crétois a pu exécuter le portrait célèbre où il avait rendu avec un rare bonheur les nobles traits de celui qu'on appelait l'Olympien^. Suivant toute vraisemblance l'œuvre de Crésilas est l'original d'oîi dérivent les bustes de Périclès en forme d'hermès conservés à Londres, au Vatican et à Munich ^ De ces trois bustes, le plus beau est celui du British Muséum, qu'on peut considérer comme une copie fidèle de la statue disparue (fig. 63). Péri-
1. Pline, Nat. HUt., S4, 74. Pauaanias, I, 23, 3. Ct. pour l'inscriptioii Loewy, Itischr. griecl. Bildh., a" 46.