‹ Histoire de la sculpture grecque (volume 2)Chapitre 64 sur 330 · Catal-, n'ô27. Siaoix,lknkmaeler,a · texte numérisé non relu

Catal-, n'ô27. Siaoix,lknkmaeler,a

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encore par l'emploi des draperies agitées et flottantes. Par contre l'exécution est bien faite pour noue étonner. A côté de morceaux

Fig. 79. — CeQtiiHi'om^ahie.

Fig. BO. — Ceutaiii'omaebie. Fragment

In frise (ie Phigalie. ( Eiitish K

sculptés d'une main hardie, souple, et sûre d'elle-même, il en est d'autres dont la facture lourde et négligée trahit une insuffisance choquante. Bes formes écrasées et tassées sur elles-mêmes, des mains énormes aux doigts démesurés, des bras raides et sans vie, des draperies

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aux plis secs et durs, quelquefois indiquées par de simples traits qui égt-atiguent le fond, voilà des faiblesses qu'uu observateur attentif peut relever sans peine. On sent le travail exécuté à la grosse par un marbrier inhabile, plutôt que les négligences voulues d'un sculpteur qui se résigne à des sacrifices nécessaires. Il faut, en vérité, regarder la frise à distance, pour oublier certaines pauvretés d'exécution et ne plus voir que les qualités d'ensemble. Reportez-vous aux bas- relief s de la Victoire Aptère, d'une facture si précise et si nette; vous vous rendrez compte que la frise de Phigalîe ne saurait soutenir la comparaison. Qu'un maître athénien, venu en Arcadie avec Iktinos, ait modelé les maquettes, et même exécuté quelques morceaux, nous le croyons sans peine'. Mais l'équipe des praticiens a dû se recruter dans quelque atelier péloponnésien. Savons-nous d'ailleurs si les premières hostilités de la guerre du Péloponnèse n'expliquent pas la retraite des artistes attiques et la nécessité de confier la fin des travaux à des sculpteurs indigènes?

§ 2. — l'ECOLE DE POLYCLETE ET LES SCULPTEURS D'ARGOS.

L'école de Polyclète n'est pas, comme celle de Phidias, formée pour concourir à l'exécution de grandes œuvres monumentales. Dans la seconde moitié du cinquième siècle, Argos n'offre pas le spectacle que nous avons vu à Athènes : de nombreux travaux d'art s'élevant rapidement, et exigeant la collaboration des sculpteurs. Pourtant, les artistes argiens trouvent encore l'occasion de mettre le marbre en œuvre, et de s'attaquer à des compositions décoratives. Elle leur est fourme par la construction du nouvel Héraion, commencée, on le sait déjà, peu de temps après 423^. Le temple était orné de sculptures représentant la naissance de Zeus , une scène de Gigantomachie, les préparatifs de la guerre de Troie et la prise d'IHon ('iXCou âluciçy. Pausanias, qui les signale d'un mot, ne parle pas expressément de

1. Nous n'irons pas jnaqo'S, dtec rtn nom. C'est par une pure hjpothése que M; Binno Sauw désigne Cféailas. (Beiiiner phUoloa . Wackeiisskrift, 1S69, p. 6^3.)

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