Ovei'beofc, Sckrifttia.eilsn,-a.<i
2. Overbeck, no" 995-lOOK Cf. ponr rinsoription de la statue d'Eultlès, Loewy, Inschr. s^ch. Bildh. u° SU. M. Loewj a résamé les disoussioaB relatives ù la famQle de Patroclèf.
3. Loeny, ouv. cité, n» 88-89. Cf. Oïerb«ck, Sehrijiiiiielle^i, n» 987-994.
4. Cf. Ki'okw, Gleidmamigegriech. Kûniiler, p. 40 etsuivantes.
5. la base a été retronrée dans les fouilles de l'École française à Delphes. HomoUe, Bdl. de con-esji. Mlén., 1894, p. 186,
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offrande, qui sous prétexte de piété, exaltait surtout l'orgueil de Sparte et de ses alliés. Au milieu d'un groupe de divinités, Zeus, Apollon, Artémis et les Dioscures, apparaissait Ly sandre, couronné par Poséidon; près de lui, le devin Abas et le pilote Hermon qui avait conduit la trière amirale. Derrière ces figures s'alignaient les statues des généraux lacédémoniens, et celles des navarques grecs qui avaient commandé les flottes alliées '. L'école de Polyclète avait fourni son contingent de sculpteurs : Antiphanès, Athénodoros, Kanakhos, Daméas à qui était échu l'honneur de représenter Lysandre ; d'autres Argiens, Patroclès et Alypos, s'étaient mis à l'œuvre, et avec eux, des artistes de Mégare et du Péloponnèse, Théocosmos, Pisandros, Pison de Calaurie. Parmi tant d'œuvres qui se dressaient sur les terrasses de Delphes, i'ex-voto d'^Egos-Potamos attirait les regards et fournissait aux exégètes le thème d'inépuisables commentaires. Est-i! besoin de rappeler le passage si connu où Plutarque met eu scène des visiteurs qui échangent leurs réflexions sur les offrandes de Delphes? Ils ont subi le bavardage de leur guide, admiré les statues des navarques, et remarqué surtout la belle teinte bleue qui leur donne une couleur de mer, un reflet « de gouffre d'eau », comme si elles avaient subi « une teinture d'azur » (p=cçvf xuxvoù). Grande discussion. A quoi l'attribuer? A la composition du métal, à l'action de l'air, ou à la a rouille exhalée par le cuivre b^? Nous ne suivrons pas dans leurs controverses les personnages du dialogue. Il faut tout au moins en retenir un fait intéressant. Les hronziers d'Argos employaient pour patiner le métal des procédés qui étaient perdus au temps de Plutarque, et sans doute cette belle teinte azurée dont s'étonnaient les curieux était due seulement à la décoloration de la patine verte appliquée sur l'épiderme du bronze ^.
L'ex-voto de Delphes réunit dans une œuvre commune des artistes d'âges très différents, et cela seul suffirait à attester la continuité de la tradition dans l'école d'Argos. Aussi bien, toutes ces générations de sculpteurs forment comme une chaîne ininterrompue, et par suite,