PJutaiTiue, Pe Fi/thiae orao'il'S
3. Heuzey, dans CatapanoE, Dodane el ses raims, p. 217 cf. Jjscliat, Bidl, du corresp. helUii-^ XV, 1831, p. 1Ï4 at
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nous devons signaler ici un des principaux artistes qui représentent l'école argienne au quatrième siècle, Polyclète le jeune, élève de Naucydès. On admet généralement que le maître et l'élève étaient rattachés par des liens de parenté, et que Polyclète le jeune était le frère cadet de Naucydès et de Daidalos '. Nous n'avons pas à nous attarder à des discussions de textes. Ce qui est certain, c'est que la période d'activité de Polyclète le jeune appartient bien au quatrième siècle, et qu'il faut lui restituer plusieurs œuvres attribuées mal à propos à son illustre homonyme. Il est l'auteur du groupe du mont Lycone, représentant Apollon, Artémis et Latone ; il peut encore revendiquer le Zeus Meîlichios, l'Hécate d'Argos et de nombreuses statues d'athlètes : celles de Pytboclès d'Aléa ", d'Antipatros, vainqueur en 388, d'Agénor, d'Aristion d'Épidaure ", de Thersïlochos ■', Ses débuts se placent avant 370, et s'il faut en croire le témoignage d'une inscription trouvée à Thèbes, il serait encore en activité vers 335, alors que Lysippe commence lui-même sa carrière '^. Polyclète mérite d'ailleurs plus qu'une courte mention. Aussi renommé comme architecte que comme sculpteur, il construit à Epidaure le théâtre qui subsiste encore aujourd'hui, et l'édifice circulaire appelé la Tholos qui abritait une source sacrée ^'.
1. Cette filiaUon est fondée sur un passage de Paosanias, très controversé, II, 23, 7. li [jiv IloXiïlsiTo; s7[oÎ7i«, t6 Èi àBslçi; U')1ukXs£tou (?) Na-jitû6i]ç Md^ûivo;. Voir, ponr la chronologie, Foncart, Reii. arch., I87S, p. 110, Loeachcfce, Areh. Zeitusg, 1878, p. 10 suiv. Loewy, Iiisckr. griecH. Bildli., p. 73-74. C. Eobert, Ai-dt. Maerehts, p. 98 et saivantea.
2. Loewy, outT. cité, n" 91. TTne copia de l'inscription de Pythoclès a été retrouvée à Rome. (Bvllet. camanale, 18fll, p. 280, pi. X. 1.) La statue avait été eans donte apportée à Eûme et la base laissée à Olympie. L'étude de la base a permis de reconnaître que la statue posait sur la jambe droite, î£ Furl> waenglef propose de voir une copie de cette œuvre dans nna statue d'athlète du Vatican (Helblg-Tonlain, Guide, I, p. 37) trèa voisine du type du Doryphore. Meisienoerhe, p. 47B47i, fig. 81.
5. La base de la statue d'Aristion est teprodoite par Furtwaengler, oavT. cUé, p. 503, fig, 90. L'auteur remai-que très justement que la statue était conçue suivant l'ancien canon acgien, les deux pieds posant sur le sol. C'est l'attitude de l'Hermès de la collection Lanadowne (l'fcid., p. 504, fig. SI).
4. M, Kioker a dressé la liste des œuvres qui peuvent être attribuées i. Polyclète le jeune : GUkhnamigegrienh. KSnatler,'p. 17.
. 6. Loewy, Inschr. griech. Bildk., n" 93. Inscription de la statue de Timoclèa, par Polyclète, et de celle deEorraidas, par Lysippe. Il faut remarquer, avec M, Emnn, que les deus œuvres ne sont pas nécessairement contemporaines (Silnungaù. der bai/er, Atad,, 18S0, p. 465).
6. Le théâtre et la Tholos sont désignés par Panaanias comme étant l'ceuvre de Polyclète (H, 27). Mais depuis les fouilles d'Épidaure, il n'est plus possible de les attribuer à Polyclète l'ancien, avec M, Bmnn (fisscft. der grieeh. Kantller, I, p. 153). M. Fonçait a démontré que la construction de la Tholos a suivi de près celle du temple d' A sclépios, élevé vers 375. (^BaU. de corr. liellÉn.,XIV, 1890, p. 587-594.)
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Les fouilles de M, Cavvadias à Épidaure nous ont fait connaitre les substTuctions de l'édifice, l'aménagement si ingénieux des conduits concentriques oii l'eau se maintenait sans cesse au même niveau '. Il appartient aux historiens de l'architecture grecque d'apprécier, avec des documents précis, la science technique et les mérites d'invention du maître argien. Mais les admirables chapiteaux de la Tholos sont aussi son œuvre, et là nous retrouvons l'artiste. On sent la main du sculpteur dans ces chapiteaux corinthiens si élégamment refouillés, avec leurs volutes d'un accent si ferme, et leur sobre décoration de feuilles d'acanthe K L'édifice appartient encore à la première moitié du quatrième siècle, et nous voyons l'ordre corinthien s'y épanouir dans sa pureté première, sans excès, sans surcharge indiscrète.
Tout en attestant la fécondité de l'école argienne, les textes ne signalent, parmi les élèves et les successeurs de Polyclète, aucun de ces maîtres qui font prévaloir de nouvelles formes d'art. On reste dans la vérité en les rattachant plus ou moins directement à la tradition du grand maître. Pourtant, si attachée qu'elle soit à sa doctrine, cette école échappe-t-elle à la loi du mouvement? Non, sans doute, et il serait trop absolu de l'enfermer étroitement dans la formule polyclétéenne. Pour mesurer la portée de cette évolution, nous devons interroger les monuments oh nous croyons retrouver le style de lajeuneécole argienne.
On peut prendre comme point de départ la belle tête en marbre de Héra trouvée dans les fouilles de l'Héraion (fig. 82) ^ Exécutée dans les dernières années du cinquième siècle, elle a encore toute la saveur du style polyclétéen. Le front petit, !a bouche entr' ouverte, l'ovale régulier du visage, le modelé simple de la chevelure nous remettent en mémoire la tête Farnèse oîr nous avons reconnu une copie de la Héra de Polyclète. L'influence du maître règne encore ici sans partage.
I. Cavradias, les Fouitles^ Épidaure,!, p. ^ S, pi. IV et V, et la wstauration deHérold, Aniihc Beiili- TOdficr,!!, pi. 2-5. On consultera sortout la belle restauration publiée par MM. Uefcasse et Lecliat, Épidaure, Itatauration et diicri^ian de» prmdpatix mo-ujimeats â\i sanctuaire à'Asdépios, Paris, 1895. (Chap. IV, p. 95.)
a. Cavradias, îej FoaUles (T^pidaure,!, pi. X. Defrasse et l^ahAl, Épidaarc, p. IIS.
S. WaltlsteiD, Excavations at tlie Heraion 0/ Argos, pi. V, VI, p. 8. ÛTeibeck, BericlUe der sSclii. Gescllack der Wtsieméli., 1898. M. Futtwaengler U ooBsidèce comme ime œuvre attîque (Arch. StuHieii H. Bninn dargelracht, p, 89). Mais je crois que M. Waldatein s. raison d'y voir nue œuvre de style argien, American Jovraol iff archaeologj/, IX, 1894, p, 331, B39.
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Elle apparaît encore, très persistante, quoique altérée graduellement par des influences nouvelles, dans une série de statues d'athlètes oh. l'on reconnaît sans peine les types familiers h l'école argîenne. Nous choisirons quelques exemples, sans prétendre dresser «ne liste complète des statues éparses dans nos musées, qui pourraient trouver leur place ici. A Delphes et à Olympie, les Romains avaient fait leur choix parmi les bronzes argiens de l'école de Polyclète ; nons le voyons bien par les bases privées de leurs statues qui ont été retrouvées à Olympie. La belle tête de bronze trouvée à Bénévent et acquise en 1870 par le musée du Louvre a sans doute cette origine. Cette tête, que nous sommes heureux de pouvoir reproduire d'après un dessin d'un sculpteur éminent, M. Puech, est une œuvre de pur stjle grec; la couronne d'olivier sauvage {kotinos ) dont est ceinte la tête du jeune athlète
semble indiquer un vainqueur d'Olympie (PI. I) '. Veut-on apprécier comment un même type se modifie dans l'école de Polyclète? On comparera la tête du Louvre à celle de l'éphèbe du British Muséum où nous avons reconnu une œuvre de Polyclète lui-même", et à celle de la belle statue de Dresde qui lui est étroitement apparentée ^