Dos Heroon, pi, XXiri
les deux frises de droite nous offrent des sujets tout nouveaux, h'expédîtfon des Sept contre Thebes est conçue comme une composition symétrique, dont le duel d'Etéocle et Polynice forme le centre '. Dg chaque côté, les chars d'Adrastoa et d'Amphiaraos, ce dernier s'enfonçant dans le sol. Dans la partie droite, la ville de Thèbes, iîgurée par une tour au pied de laquelle un soldat sonne de la trompette, tandis que Capaneus tombe du haut de l'échelle qu'il a dressée contre les murs. On n'admettra pas que le sculpteur de Trysa ait créé de toutes pièces cette scène si étrangère à la légende lycienne ; sans doute un peintre, s'inspirant d'un poème du cycle thébain, lui en avait fourni le modèle. Un des collaborateurs de Polygnote, Onasias, avait représenté à Platées l'expédition contre ïhèbes *, et si la courte description que nous possédons de cette peinture ne concorde pas absolument avec la frise de Trysa, il est permis de croire que le sujet avait tenté plus d'un artiste. Avec la scène du registre inférieur, le combat des Grecs et des Troyens près des vaisseaux ", nous rentrons dans le cycle homérique. Les vaisseaux grecs, aux proues recourbées, viennent d'accoster au rivage troyen. La mêlée s'engage sous les yeux de Priam, qui, du haut de son trône, assiste à la lutte, et voici que deux hommes emportent, couché sur un boucher, le premier Grec tombé en terre troyenne, Protésilas. On peut désigner presque à coup sûr le poème qui a suggéré la composition originale; elle est empruntée aux KÛTrpsa, œuvre de Stasinos de Chypre ou d'Hégésinos de Salamine, qui racontaient toute !a partie de la guerre troyenne antérieure à l'action de Vliiade. Nous voyons ici comme le premier épisode d'une suite de scènes qui vont se dérouler avec plus d'ampleur .dans la frise du mur ouest.
Nous ne nous attarderons pas aux scèues de chasse du mur nord, ni à la nouvelle Centauromachie qui en occupent la partie droite. Toute notre attention est attirée par la frise de gauche, Venlèvement des Leucippides ''. Oe sujet, Polygnote l'avait traité dans une fresque du sanc-