Paiîsania3, III, lg,
2. Un critique a été plus loin, et admia rexiatenoe d'nn Scopas l'ancien qui aurait été le père d'AriatandroB : Bleîn, Arch. epigr. Mittlteil. ait» (Est^rraick, IV, p. 33. Cette hypothèse a été i-éfutée pai' Brunn {Sitîunij^eriahte der bayer. AkadetaU, 1880, p. 456 et Euivantes.
3. Pline, Nat. ffisi., 34, 49. Urlicha (^Skopas, p. 5 et suiv.) a donné la meilleure interprétation de la liate de Pline.
a URECqUE, — T. II. 30
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et de le suivre dans les pays où. l'entraîne son humeur voyageuse. Tout jeune encore il a dû émigrer avec son père dans le Péloponnèse, et débuter sous sa direction. Sa réputation est déjà établie, quand les Tégéates lui confient des travaux importants. Atliènes l'attire bientôt et le retient; enfin l'Asie Mineure ouvre un vaste champ à l'activité du maître glorieux qui a pu vieillir sans que son robuste génie ait subi des défaillances. Certes nous convenons volontiers que la part faite à riiypotlièse reste encore trop large; mais faute d'indices plus sûrs, nous ne pouvons trouver de meilleure méthode pour grouper dans un ordre satisfaisant les œuvres de Scopas.
Il faut sans doute attribuer à sa période de jeunesse la statue de bronze de l'Aphrodite Pandémos qu'on voyait à Élis, dans le téménos du temple d'Aphrodite Ourania. La statue honorée dans la cella était l'œuvre de Phidias ; celle de Scopas se dressait sur un soubassement (jtpWç) voisin du mur d'enceinte '. C'est, on le sait, un des thèmes favoris de la philosophie platonicienne d'opposer l'Aphrodite Pandémos à l'Aphrodite Ourania, l'amour vulgaire à l'amour divin -. Mais gardons-nous de croire que Scopas se fût inspiré d'une pure couception philosophique, et que son œuvre rentrât dans !e domaine de l'allégorie. L'épithète de Pandémos, attribuée à Aphrodite, était consacrée parla religion, et nous savons que sous ce nom elle avait un culte à Athènes. Ce culte avait sans doute passé d'Asie en Grèce ; les anciemies images de la Pandémos étaient celles de l'Aphrodite debout sur un bouc (IxiTaayia), dans l'attitude que l'art oriental prêtait par exemple à la déesse syrienne Qadesch, représentée debout sur un bon passant '. Le bouc était l'attribut d'Aphrodite, au même titre que le lièvre et la colombe. Assurément Scopas ne s'en était pas tenu à ce vieux type oriental, depuis longtemps suranné, et évincé par l'image plus gracieuse de la déesse assise sur le bouc. Les monnaies d'ÉUs, qui re-