Pline, Nat. Hiît., SB
4. Anthologie gr.,VT, 165,233. M. WerQiokelenppcoched'nnJ'aima rapporté d'Egypte par iuguatB et plus tard revêtu de dorure par l'ordre de Néron. Jahrhach des aroh. Imt., Y, 1890, p. 148,
5 ORECQtTE, — T. II. SI
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chirant un chevreau (xit'-«'P°?^™=) célébrée par les poètes de l'Anthologie : « Qu'est celle-ci? Une Bacchante. Qui l'a sculptée? Scopas. Qui l'a agitée de cette folie furieuse? Bacchus ou Scopas? Scopas '. » Une longue et verbeuse description de Callistrate nous apprend q«e la statue était en marbre de Paros. La Bacchante laissait flotter au vent sa chevelure dénouée; le travail du ciseau en imitait avec une rare vérité l'opulente floraison. Pareille aux Ménades qui célébraient les orgies de Cithéron, elle tenait une victime, un chevreau mis en pièces, dont les chairs livides avaient l'aspect froid des choses mortes^. Les phrases ampoulées de l'écrivain grec nous laissent deviner une œuvre pleine de vie et de passion, oh le sculpteur avait fait passer toute l'ivresse d'un délire mystique. Mais où retrouver le reflet, même affaibli, du chef-d'œuvre de Scopas? Ou a souvent cédé à la tentation d'en chercher une copie fidèle dans une figure bien souvent reproduite par les bas-reliefs de la nouvelle école attlque, pendant les deux derniers siècles de notre ère. Le vase de Sosibios au musée du Louvre, une base sculptée du musée Chiaramonti, au Vatican, montrent en effet un chœur de Bacchantes dont l'une a pu passer pour une imitation de la statue de Scopas ". C'est celle-là même que reproduit encore une plaque de marbre trouvée en 1875 sur l'Esquilin* : elle s'avance, le corps renversé, la tête penchée en avant, tenant d'une main un quartier de chevreau, et de l'autre agitant un couteau. Il faut aujourd'hui renoncer à étabhr un pareil rapprochement. L'auteur d'un travail approfondi sur la plaque de l'Esquilin, M. Winter, a démontré qu'entre l'œuvre de Scopas et le type de la Bacchante, le seul rapport réside dans la communauté du sujet. Avant Scopas, au cinquième'^siècle, l'art attique avait déjà traité le motif du chœur des Bacchantes en délire ; la figure si connue appartenait à une composition d'ensemble, sans doute un bas-relief, œuvre d'un contemporain d'Aîcamènes et de Callimaque, et c'est là qu'il faut chercher le
1, Anthologie grecpie, I, 74, 75. Cr. IH, 57, 3, àpigramme de Slancos d'Athènes,