‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 103 sur 293 · Cf. Pausanias, X · texte numérisé non relu

Cf. Pausanias, X

3. Il est difficile de décider si la soudure du fer, telle que la pratiquait Glaucos, comportait l'emploi d'un métal fusible (y.oXXa) servant de liant, ou si l'ajustage des pièces se faisait simplement au feu ([xàXa^i; ôià Trupô:, dans Plutarque, De defect. oracuL 47). Voir sur cette question E. Curtius^ Arch. Zeitung, 1876, p. 37, Michaelis, ihid., p. 156. Blumner, Technologie und Terminologie, IV, p. 293-294.

4. Telle est l'opinion de Brunn. {Griech. Kûnstler I, p. 29) et de Curtius, art, cité. 6. rXa^xou Ts^vY], Paroemiogr. gr, p. 128, éd. Gaisford.

avec une étonnante rapidité. Nous sommes, par malheur, fort mal renseignés sur ces deux artistes. Essayer de déterminer avec précision leur période d'activité, démêler, à travers tant de témoignages contradictoires, les liens de parenté qui ont pu exister entre eux, est une tâche ardue, exigeant une minutieuse étude des textes. Le problème a reçu des solutions très différentes ^ ; mais aucune ne nous satisfait plus complètement que celle à laquelle s'est arrêté M. Brunn; elle est à la fois la plus simple et la plus vraisemblable^.

Rhœcos est fils de Philéas, un artiste comme lui^ En dehors d'une affirmation tout à fait erronée de Pline, qui le fait vivre avant l'expulsion des Bacchîades de Corinthe, c'est-à-dire avant 660"*, un seul fait peut nous fournir quelque indice chronologique : c'est sa participation aux travaux de l'Héraion de Samos, dont il est le premier architecte. Mais à quelle date s'élève ce temple, dont Hérodote admire les dimensions colossales? Admettrons-nous, avec Urlichs, qu'il existait déjà au temps où Kolaeos consacrait son exvoto, c'est-à-dire vers 632 ^^ Et, dans ce cas, Rhœcos doit-il être reporté assez avant dans le septième siècle? Toutes les vraisemblances sont contraires à cette hypothèse. Le fait que l'Héraion est cité, avec l'aqueduc et le port construits au sixième siècle, parmi les trois merveilles de Samos, permet de croire à un commencement plus tardif des travaux, entrepris sans doute sur l'emplacement d'un ancien Méron^. Suivant toutes les probabilités, Rhœcos en jette les fondations dans les premières années du siècle ; il appartient sans doute à cette génération de primitifs qui compte à Chios des maîtres comme Archermos.

L'artiste qui partage avec lui l'honneur d'une invention com-

1. Voir Overbeckj Kunstgesch, MiscelleUf Berîchte der K, Sachs. Gesellschaft der Wissenschaften, 1868, p. 68 et suiv. Urlichs, AbTiandl. iïber der Anfânge der griech. Kûnstlergeschichte Wiirzbourg, 1871 et 1872. Klein, Arch, epigr, MittheiL aus ŒsterreicJij VII, p. 160-184.

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