‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 116 sur 293 · Voir page · texte numérisé non relu

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6. Overbeck en a donné une description sommaire, Griech. Plastïh, 3*^ éd., I, p. 97. Ils sont reproduits par M. Murray, Greelc sculpture, 1,2® éd., pp. 112-115, fig. 22, 23, 24. Plus récemment, le même savant leur a consacré une étude spéciale : Remains of arcliaic temple of Artemis at Ephesos (Journal of Ilell, Studies, X, 1889, pp. 1-10).

restituer en partie une troisième figure, un personnage viril, vêtu d'une tunique tombant jusqu'au mollet, et portant autour du buste ime peau de panthère, dont la tête recouvre son épaule (fig. 83) \ A en juger par la courbe du fond qui adhère encore à ces figures, elles devaient décorer des fûts de colonnes sculptées. Telle est en effet la disposition que M. Murray a reconstituée, en étudiant les fragments de bases provenant du vieil Artémision. A n'en pas douter, la façade du temple offrait le spectacle très original de colonnes ornées de sculptures sur le tambour inférieur^ et comme serties à leur pied d'une frise circulaire qui se reliait aux moulures de la base. Nous donnons ci-joint le profil d'une de ces bases, remarquable par son tore puissant, creusé de cannelures horizontales, et son double rang de scoties- (fig. 84). Chose curieuse, cette particularité si étrange, si peu conforme aux habitudes de l'architecture grecque, s'est retrouvée dans le temple réédifié au quatrième siècle. On sait comment, à la grande surprise des archéologues, M.Wood a découvert ces admirables bases de colonnes, ornées de bas-reliefs, qui font l'ornement de la salle d'Éphèse : c'était le commentaire fort imprévu d'un texte controversé de Pline, parlant de (( colonnes sculptées sur le tambour inférieur '')). Les fragments archaïques nous font donc comprendre qu'à l'époque la plus brillante de l'architecture ionique, les architectes du nouveau temple aient respecté ce principe de décoration.

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