‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 126 sur 293 · Livre II, ch. i, p.l · texte numérisé non relu

Livre II, ch. i, p.l

3. Voir Furtwaengler, Arch. Zeitung, 1882, p. 67-58, et article Apollouj dans Roscher, LexiJcon der grîech. und rœm. Mythologie, p. 450, Cf. Overbeck, Griech. Kumtmytliologie, V. Apollon , pp. 14-15. E. Pottier, les Statuettes de terre cuite dans V antiquité ^ p. 87. HoUeaux, Bull, de corresp. helléu. 1886, p. 67. Wolters^ Gipsahgûsse ant. Bildwerhej p. 11.

donnera un état civil; la volonté du donateur fera l'attribution.

Il suit de là qu'à défaut d'indices extérieurs, l'identification certaine de ces statues reste impossible. Le lieu de la trouvaille, une inscription, peuvent seuls fournir des arguments. Que les marbres trouvés près des sanctuaires d'Apollon représentent le dieu, comme au Ptoion, à Délos, à Actium, on l'admettra sans peine. Pour d'autres, la destination funéraire paraît prouvée \ A la rigueur, l'usage de figurer ainsi le mort liéroïsé peut s'expliquer par la vieille croyance grecque, qui fait du défunt un être supérieur, redoutable, objet d'un culte religieux de la part des survivants. Mais la raison de métier est plus forte encore. La stèle de Tanagra nous a montré comment le sculpteur primitif tire naïvement parti de la formule unique dont il dispose.

On sait déjà que l'art béotien n'a pas eu le motit>pole du type viril. Des figures semblables à celles^du Ptoion se sont rencontrées'^'en Grèce presque partout, dans les îles ,^ en Ionie,**'d^ns la\Mégaride, dans la Corinthie, dans le Péloponnèse et surtout d&ns J^^.,Grr%^-du Nord^. Il est donc permis de sêMeirîander si lés statues béotiennes offrent des caractères assez précis pour qu'on puisse conclure à l'existence d'une école indigène. La réponse n'est pas douteuse. Ces statues forment une série homogène, un groupe bien défini; elles ont, comme le remarque M. Holleaux, des traits communs : (( la forte carrure des épaules, la structure solide, parfois un peu ramassée, du corps; la fermeté de l'ensemble et la justesse relative des proportions 5) ^ Par là même elles s'opposent nettement à une autre série qui dérive de l'art insulaire, et qui comprend, avec la statue de Ttiéra (fig, 66) la figure bien connue, devenue classique sous le nom d' (( Apollon de

1. Par exemple, pour la statue de Théra^ pour celle deTénéa, que nous reproduisons plus loin. (Milchhoefer, Arch. Zeitung, 1881, p. 54). M. Conze s'est rallié à cette théorie : Sitzungsherichte der K. pj'euss. AJcademie, 1884, p. 621. Pour l'usage des statues funéraires en Attique, voir Loeschcke, Mittheil. Atherij t. IV, 1879, p. 304. A Chypre, une statue du type viril, évidemment funéraire, a été trouvée dans le dromos d'un tombeau : Hermann, Das Graeherfeld aus Marion, p. 22, Berlin, 1888.

2. Citons en particulier le torse du musée de Pesth, provenant du territoire de Magnésie, en Thessalie, Brunn, Mittheil. Athen, VIII, pi. V, p. 89. Overbeck a dressé la liste des figures viriles connues jusqu'ici : Grieçh. Kunstmytliologie, V. Apollon, pp. 11-13. Un torse archaïque, du même type, a été récemment découvert à Phigalie. Bull, de corresp. hellén., XV, 1891, p. 440.

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