Ibid. 1886, pi. VI, p. 269; 1887, pi. XIII-XIV, p
4. Par exemple la stèle sigaée par Alxénor de Naxos, au muses central d'Atliènes (Catalogue de Cavvadias, no 39).
de 1882 à 1889, ont éclairé d'un jour tout nouveau l'histoire de Fart attique \ En sondant jusqu'au roc vif le plateau oîi s'élève l'antique citadelle, en fouillant les masses de remblais, de terres rapportées qui, au temps de Cimon, avaient servi à niveler le rocher inégal de l'Acropole, M. Cavvadias a mis au jour de véritables trésors d'art. Les travaux accomplis sous l'énergique direction de l'éphore général des antiquités nous ont rendu des œuvres enfouies depuis des siècles, avec les débris accumulés par l'invasion persique. Une suite ininterrompue de merveilleuses découvertes a ramené à la lumière les marbres mutilés par les soldats de Xerxès, les ruines des temples détruits et incendiés après le pillage de l'Acropole par les Asiatiques, en 480. Ainsi Fhistoire de Part athénien avant les guerres médiques revit pour nous avec une précision singulière; nous saisissons même sur le vif les débuts d'une école qui doit si brillamment éclipser toutes ses rivales. Ces débuts sont fort modestes ; l'histoire d'Athènes elle-même peut nous le faire prévoir. Reportons-nous à la première moitié du sixième siècle. L' Attique n'est encore qu'un petit Etat continental, sans marine de guerre, plus agricole qu'industriel; l'Athènes de Solon n'est que la première bourgade du pays, habitée par les familles les plus nobles et les plus anciennes. Le temps n'est pas encore venu où, sous le gouvernement actif et intelligent de Pisistrate, la ville va s'enrichir, s'embellir, et attirer en foule les artistes étrangers, venus des îles, de rionie, du Péloponnèse. Aussi les premiers sculpteurs d'Athènes n'ont-ils laissé aucun nom. Tout au plus pouvons-nous relever celui de Simmias , auteur d'une statue de Dionysos Morykhos , que les vignerons de F Attique barbouillaient de lie à l'époque des vendanges^;
1. 'Nous avons fait ailleurs l'historique sommaire des fouilles : les Fouilles de l'Acropole d'Athènes, QRevue des Deux Mondes, 15 février 1890). Elles ont fait l'objet de nombreux articles : S. Eeinacli, Gazette des Beaux- Arts, G-. Doublet (sous la signature Théoxénou) Gazette archéologique, 1888, p. 28- 48, 82-102; Jane Harrison et A. G-ardner, Journal of Hellenic Studies, 1888, p. 119-126, 1889, p. 225-266 Bielil, Excursions archéologiques en Grèce, cb. iv, pp. 87 et suivantes. Les découvertes ont été enregistrées dans des recueils spéciaux, comme les Mittheilungen des arch. Inst., l'Ecpriiisplç àp^^aioXoyixyj (1886, 1887, 1888, articles de MM!. Cavvadias, Sophoulis, Studniczka) le AsXtcov àp^ataAoyixov publié par les soins de M. Cavvadias, et surtout dans le Bulletin de correspondance hellénique, t. XII, 1888, t. XIII, 1889, t. XIY, 1890, où M. Lechat, alors membre de l'École française d'Athènes, a donné une série d'articles remarqués que nous aurons souvent l'occasion de citer. Nous indiquerons plus loin la bibliographie des monuments publiés.