‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 143 sur 293 · Thucydide, I · texte numérisé non relu

Thucydide, I

2. Beulé s'en était déjà fait le défenseur convaincu. Études su?- le Péloponnèse, Paris, Didot, 1855. l\. Hérodote, I, 70. Cf. Purgold, AnnalidelV Tnst, 1883, p. 187.

sculpteur. Malheureusement, rien n'est moins certain que la date de sa période de production \ On voyait, il est vrai, dans un temple d'Amyclae deux trépieds de style ancien exécutés par lui et consacrés après les guerres de Messénie, c'est-à-dire après 628 -; mais combien d'années s'étaient écoulées entre ces événements et la dédicace des trépieds ? Nous ne savons pas mieux à quel moment Gitiadas restaura et décora un vieux sanctuaire d'Athéna dans sa ville natale. Cette décoration, qui valut à la déesse le surnom (( d'Athéna à la maison d'airain » {Khalhiœcos) comportait une série de bas-reliefs en bronze repoussé, fixés par des rivets aux murs de la cella ; sur ces plaques se déroulaient les scènes familières à l'imagerie grecque : les exploits d'Héraclès et des Dioscures, la naissance d'Athéna, Amphitrite et Poséidon apportant à Persée les talonnières, Héphaistos délivrant Héra suspendue dans les airs par l'ordre de Zeus ^, Au centre de la cella, et en parfaite harmonie avec cette décoration austère,, se dressait la statue de pj&- 109. — Athéna

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deesse, dans une attitude guerrière , le bas du ^^.^ ^^ ^ ^^^^

corps disparaissant sous une gaine formée de bandes de métal couvertes de reliefs ; c'est ainsi que nous la montre une monnaie de Sparte frappée sous l'empereur Gallien ^ (fig. 109). A vrai dire, Gitiadas ne faisait que remettre en vigueur un genre de décoration métallique autrefois emprunté à l'Asie par l'art mycénien ; c'était presque une tradition locale qu'il recueillait. Aussi bien, si nous voulons nous représenter son œuvre, c'est aux monuments orientaux qu'il faut nous adresser, et les belles portes de Balawat, avec leurs bas-reliefs de bronze figurant les exploits de Salmanazar II, peuvent nous donner une idée du mode de décoration adopté par le bronzier de Sparte '\

1. La date de 455 proposée par Brunn (^Griecli. Kimstlej-j I, p. 114) nous paraît beaucoup trop basse. Cf. sur G-itiadas, Welcker, Kleine Schriften, III, 533 ; Klein, Arcli. epigr. Mittheil. ans Œsterreich, IX, p. 169-170. ^

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