‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 146 sur 293 · ZôîU^pl. XXIII · texte numérisé non relu

ZôîU^pl. XXIII

4. Par exemple le bas-relief qui montre le morfc héroïsé caressé par son chien. Dans l'angle supérieur de gauche est représenté un cheval, symbole de l'héroïsation. Mittheil, Athen, VII, 1882, pi. VII.

premier siècle avant notre ère, alors que la sculpture funéraire dispose des formules les plus libres et les plus variées, les marbriers de Sparte restent fidèles au type créé par les maîtres primitifs. Une stèle laconienne du deuxième siècle, portant le nom de Timoclès, reproduit à quatre siècles de distance le héros assis des vieilles sculptures de Sparte. Ajoutez que ces formules conventionnelles pénètrent dans les régions oii Sparte étend son influence.

Un bas-relief archaïque trouvé à Tégée nous montre le tj^pe de la morte héroïsée adapté à une scène de banquet funèbre ^ (fig. 112). Tandis qu'un jeune homme offre une couronne au défunt couché sur le lit du banquet, une femme assise écarte son voile avec le même geste que nous avons noté plus haut.

Si Ton considère la technique, la stèle de Khrysapha n'est pas moins digne d'intérêt'. La dureté et la sécheresse de l'exécution frappent l'observateur le moins attentif. Il semble que le sculpteur ait tracé les contours géométriquement, puis creusé le fond, en ménageant une série de surfaces planes, d'épaisseur différente, mais toujours cernées par des sections nettes ; des entailles obliques indiquent les plis des vêtements. Or, ces procédés sont ceux du travail du bois. La stèle

Fia. 112. — Banquet funèbre. Bas-relief trouvé à Tégée (Musée d'Athènes).

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