‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 149 sur 293 · Pausanias, VIII · texte numérisé non relu

Pausanias, VIII

2. Ausgrahungen zu Olympkij IV, pi. 16, 17. Brunn, Mittheil Athen, VII, 1882, p. 116. Laloux et Monceaux, La Restauration d'Olympicy p. 106.

3. Brunn, Mittheil. Atïien, 1882, VII, pi. VI, p. 112. Nous reproduisons cette figure en cul de lampe à la fin du chapitre, figure 120.

trouvée à Cythère, et qui provient sans doute d'une statue virile (fig. 116j\ L'ovale est encore large et plein, la construction de la tête reste solide ; mais l'obliquité des yeux, le sourire qui retrousse les coins des lèvres, dénotent déjà la recherche d'élégance propre à l'archaïsme avancé. Surtout, il importe de relever un fait que Brunri a mis en lumière dans sa remarquable étude consacrée à la tête de Berlin. Le sculpteur n'est plus à la merci des impressions qu'il subit en présence du modèle. Au lieu du naturalisme naïf qui perce sous la gaucherie de l'exécution, on sent la volonté de dégager un type général, méthodiquement conçu : le bronze de Cythère annonce les belles œuvres de l'archaïsme sévère.

Les monuments que nous avons passés en revue accusent-ils des principes de style assez nets, pour qu'on puisse y reconnaître des caractères propres à l'art péloponnésien ? On peut l'affirmer sans hésitation. A la rudesse de l'exécution, à la lourdeur du style, s'allie un goût décidé pour les formes pleines, pour les proportions carrées. Il est facile de prévoir que les grandes écoles du Péloponnèse, celles d'Argos et de Sicyone, resteront, malgré le progrès accompli, fidèles à ces principes. Et, de fait, quand Polyclète donnera magistralement dans le Doryphore la formule la plus achevée du type viril, n'est-ce pas encore la solidité de la structure qui sera le caractère dominant de son œuvre ?

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